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   Vous valez ce que vaut votre cœur.
Toute l'histoire de l'humanité est l'histoire du besoin d'aimer et d'être aimé    

St Jean-Paul II

 

 

Que Cherches-Tu ???

1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 16:22

Juste à la veille de la présentation de Jésus au Temple, je vous invite à aller lire ce qu'a dit le Pape durant le temps de Noël...

 

Le 2 janvier, Benoît XVI a choisi de méditer sur cette phrase "Il a été conçu du Saint Esprit" et sur le mystère de l'Incarnation. Il commence par annalyser brièvement ce que disent les Evangiles à propos de "l'origine" de Jésus, puis à partir du Credo de Nycée-Constantinople, il insiste sur le rôle essentiel du "Oui" de Marie et plus largement sur l'annonciation. Ainsi, explique-t-il, "De nos réflexion apparaît clairement , dès le début des Evangiles, quelle est la véritable origine de Jésus : Il est le Fils unique du Père, il vient de Dieu".


Le 9 janvier, le Pape poursuit sa méditation à partir cette fois de la phrase "Il s'est fait homme", et donc du célèbre prologue de l'évangile selon saint Jean. Il y propose quatre pistes de réflexion :

- "Le Verbe S'est fait chair" est une phrase, une vérité, que l'on a tellement l'habitude d'entendre et de lire que nous ne nous rendons plus vraiment compte de sa grandeur.

- La pensée du don est au coeur de l'Eucharistie. Dieu fait homme est un don gratuit qu'Il fait de Lui même à nous...

- L'Incarnation révèle l'immensitée, "le réalisme inouï de l'amour divin".

- Le début de l'Evangile de Saint Jean (Jn 1, 1)  fait une allusion très nette au récit de la Création (Gn 1, 1). Il faut donc lire le Nouveau Testament à la lumière de l'Ancien et vice vers ça ! cela souligne encore l'éternité de Dieu qui "s'est plongé dans la finitude humaine".

 

Je vous laisse aller lire ces deux merveilleux enseignements qui ne peuvent que nourrir nos méditations... et cela peut très bien servir de préface à l'entrée en Carême qui approche à très grands pas !!!

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:00

Le temps de l'Avent est bien fini... mais ce qu'a dit le Pape durant ses audiances est toujours d'actualité !!!

il y a eu trois audiances, le 5 décembre, le 12 décembre et le 19 décembre 2012. Et ces trois audiances étaient très complémentaires ! En effet, il aborde 3 points : La Révélation de Dieu, son inscription dans le temps et en conclusion l'importance de l'obéissance de Marie.

 

Le Pape explique que Dieu S'est révélé, que l'on peut voir Son action dans l'histoire du Salut (cf Ep 1, 3-14). Dieu nous a choisi avant la création du monde : on ne peut donc pas parler de hasard -cela me fait penser à une remarque de saint Augustin qui dit que ce n'est pas parce que Dieu nous créés qu'Il nous aime, mais que c'est parce qu'Il nous aime qu'Il nous a créés !!!-. (cf Rm 8, 14-17 ; Ga 4, 4-7). Et l'accomplissement de l'histoire du Salut, la récapitulation de tout l'Univers, se fait dans le Christ et dans Son incarnation ! Il explique enfin que nous ne pouvons pas comprendre pleinement le mystère de Dieu, mais seulement le recevoir et l'accueillir dans la foi (cf l'Encyclique du Bhx Jean Paul II, Fides et Ratio, §14).

 

Il explique ensuite (le mercredi suivant !) que cette révélation est inscrite dans le temps. D'ailleurs, Benoît XVI fait bien remarquer que la Bible est inscrite dans le temps, autant pour l'Ancien que pour le Nouveau Testament. Et l'histoire du Salut se réalise en Jésus : "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche" (Mc 1,15). La révélation traverse l'histoire et Jésus, Dieu fait homme, Verbe fait chair, en est le sommet, la plénitude.

Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu intervient à plusieurs reprises pour l'Alliance avec Israël. Et cette Alliance n'est pas mise aux oubliettes mais reste au contraire gravée dans les mémoires et dans les coeurs (cf Dt 4, 9). L'exemple le plus marquant (et le plus marqué !) de cette mémoire, est celui de la Pâque juive (cf Ex 12, 1-14).

L'Evangile selon saint Luc montre au début et à la fin cet ancrage dans l'histoire avec d'une part le Magnificat (Lc 1, 46-55) et d'autre part les disciples d'Emmaüs (Lc 24, 13-35). Et cela montre combien l'accomplissement total de cette alliance est dans le Christ.

Ainsi, on ne peut pas dire que Dieu est absent dans nos vies, mais qu'au contraire Il vient à notre rencontre de manières différentes. Restons attentifs aux signes de Dieu, à l'exemple de Marie.

 

En effet, dans l'Avent (mais c'est encore valable maintenant, dans le temps ordinaire, et plus largement durant toute l'année liturgique, durant toute notre vie de chrétien !!!), Marie et son obéissance tiennent une place bien particulière.

Le Pape fait remarquer que le "kairé", le "réjouis-toi" de l'Ange Gabriel n'est pas une simple salutation mais a une signification profonde. Dans la version grecque de l'Ancien Testament, cette expression est toujours l'annonce d'une joie, et même souvent l'annonce prophétique du Messie (cf So 3, 14-17 ; Za 9, 9...). C'est l'appel à une joie profonde. Marie est la vraie Fille de Sion, appelée à se réjouir. En grec, ajoute le Pape, joie et grâce ont la même racine. Ainsi, la grâce est la source de la joie de Marie, elle est la source de la vraie joie ! La grâce est aussi une véritable relation avec Dieu, une écoute attentive de la Parole, de la volonté de Dieu. A l'Annonciation, Marie "entre dans un dialogue intime avec la Parole de Dieu qui lui a été annoncée". A son exemple, nous sommes appelés à écouter attentivement la Parole et à vivre un abandon à Dieu dans l'obéissance : " Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole." (Lc 1, 38). Avoir une véritable confiance, même dans nos doutes, avoir, à l'image de Marie, une humilité profonde et une foi obéissante.

 

"La toute-puissance de Dieu, même dans notre vie, agit avec la force, souvent silencieuse, de la vérité et de l’amour", conclut le pape. A nous de nous laisser faire !!!

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 15:00

Cette audiance était la dernière de l'année liturgique. Vous pouvez la lire en intégrale ici

 

La question qui nous y est posée est la suivante : Comment parler de Dieu à notre époque ?

 

Le Pape nous y fait remarquer que Jésus s'est déjà posé la question (cf Mc 4, 30). Il explique que "nous pouvons parler de Dieu, parce qu'Il a parlé avec nous". Dieu a du temps pour nous, pour chacun de nous. Il S'est fait homme pour nous Sauver.

La première condition  pour que nous puissions parler de Dieu est que nous l'écoutions, que nous nous nourrissions de Sa Parole, que nous cherchions vraiment à le connaitre, Lui "qui est entré dans l'histoire et qui est présent dans l'histoire".

Par ailleurs, et Benoît XVI insiste beaucoup à ce sujet, il faut toujours agir dans l'humilité, dans la simplicité de Béthléem. Il faut retourner à l'essentiel de l'annonce sous la direction de l'Esprit Saint. L'essentiel est la Bonne Nouvelle d'un Dieu fait homme. Le Saint Père nous invite ici à suivre l'exemple de saint Paul (cf 1 Co 2, 1-2) qui parle "d'une réalité de sa vie", et non pas d'une philosophie. De plus Paul ne cherche pas à se créer un "fan club" ! il veut simplement annoncer la Vérité.

"Par conséquent, parler de Dieu veut dire faire de la place à Celui qui nous Le fait connaitre, qui nous révèle Son visage d'amour ; cela veut dire sortir de son propre moi en l'offrant au Christ". Il faut se faire l'instrument de Dieu, impliquer "toute son existence dans la grande oeuvre de la foi". Et surtout, il faut se laisser faire, il faut Le laisser faire !!!

 

Le question qui vient alors est la suivante : Comment Jésus s'y prenait-Il ?

Le Pape répond que le regard de Jésus était très réaliste, très conscient des problèmes de son temps. Cela montre "que nous avons du prix aux yeux de Dieu" (cf Is 43, 1-5). Le Pape cite ici l'exemple de Lazare (Jn 11, 1-45) et en conclut que Dieu est réellement présent dans la vie de chacun de nous et "si nous sommes attentifs, nous pouvons le rencontrer".

 

Un autre lieu privilégié pour parler de Dieu est la famille. Benoit XVI fait allusion au Concile Vaticant II (Lumen Gentium § 11 et Apostolicam Actuositatem § 11). Les parents sont invités à être pour leurs enfants de véritables témoins de leur foi. Ils doivent être leurs "premiers catéchistes et maîtres de la foi". Et cela doit être vécu dans la joie chrétienne, pour que la transmission soit une transmission joyeuse de la foi : "la foi n'est pas un poids, mais une source de joie profonde".

 

Le Pape conclut en disant que "parler de Dieu signifie [...] faire comprendre par la parole et par la vie que Dieu n'est pas le concurant de notre existence mais qu'Il en est plutôt le véritable garant, le garant de la grandeur de la personne humaine".

Et il rappelle encore, afin de boucler la boucle, qu'il faut toujours revenir à l'essentiel avec simplicité !

 

Vous connaissez maintenant la théorie... il n'y a plus qu'à mettre en pratique !!!

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 10:00

http://www.la-croix.com/var/bayard/storage/images/lacroix/religion/s-informer/actualite/le-vatican-annonce-le-programme-de-l-annee-de-la-foi-_np_-2012-06-21-821534/26373089-2-fre-FR/Le-Vatican-annonce-le-programme-de-l-Annee-de-la-foi_article_main.jpgVoici un résumé des audiances du 14 et du 21 novembre - que vous pouvez lire en intégralité en cliquant sur la date correspondante !

 

Le 14 novembre, dans son audiance, le Pape a rappelé d’abord que "l’initiative de Dieu précède toujours toute initiative de l’homme" et que Dieu est le premier à nous guider tout en respectant notre liberté. Il cite saint Augustin pour souligner que la foi est un don gratuit de Dieu : "ce n’est pas nous qui possédons la Vérité après l’avoir cherchée, mais c’est la Vérité qui nous cherche et nous possède." Il s'empresse d'ajouter ensuite qu'il existe des chemins qui nous conduisent à Dieu !

Après avoir rappelé l'idée née au siècle des Lumières que Dieu ne serait qu'une illusion inventée par l'homme, il souligne que si la place centrale que Dieu doit occuper dans notre vie est oubliée, délaissée, alors la place de l'homme face à la création est elle aussi destabilisée.

Puis, Benoît XVI indique trois chemins à suivre pour répondre au scepticisme du monde : le monde, l'homme et la foi.

Le monde dans lequel l'homme est invité à contempler la création. Le monde que l'homme doit chercher à comprendre, à mieux connaitre, pour découvrir sa grandeur et, de là, la grandeur de son Créateur -le Pape donne ici l'exemple d'Albert Einstein.

L'homme dans son intériorité. Afin de se recréer, l'homme doit entrer au plus profond de lui même et pouvoir dire avec le psalmiste "Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait." (Ps 138, 14). L'homme doit aussi découvrir le vide qui est en lui et chercher Celui seul qui peut réellement le combler.

La foi, qui se doit d'être vécue. "Celui qui croit est uni à Dieu, il est ouvert à sa grâce, à la force de la charité." La foi nourrit et transforme. Face au monde, elle est une réponse vivante !

 

http://www.clg-rolland-sartrouville.ac-versailles.fr/IMG/jpg/Saint-Paul.jpgLe 21 novembre, le pape a introduit ainsi sa catéchèse : "Nous avançons dans cette Année de la foi, en portant dans notre cœur l’espérance de redécouvrir quelle joie il y a à croire et retrouver l’enthousiasme de communiquer à tous les vérités de la foi." Il explique ainsi que d'une part la Foi est une intelligence, elle est source de la vraie connaissance et que d'autre part elle s'exprime dans le don total de soi à Dieu et pour les autres. Il ajoute ensuite que la connaissance de Dieu est vitale et que la Foi et l'Amour (charitas) sont inséparables.

Benoît XVI développe en expliquant le "caractère raisonnable de la Foi en Dieu" : il faut refuser de comparer la Foi à l'absurdité car Dieu n'est pas absurde mais Dieu est mystère. Or un mystère est "surabondance de sens, de signification, de vérité". Il ajoute ensuite que "Dieu, par Sa Grâce, éclaire la raison". En appelant à nourrir l'intelligence de sa Foi, il cite saint Augustin qui, dans un de ses sermons, dit "Crois pour comprendre et comprends pour croire". Il rappelle que la foi catholique a été expliquée comme raisonnable par le bienheureux pape Jean Paul II dans son encyclique Fides et Ratio et, bien avant, dans le Nouveau Testament. Il cite Saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens (1 Co 1, 18. 22-23) puis explique : "Paul voit donc dans la Croix non pas un événement irrationnel, mais un fait salvifique qui possède un bon sens propre, reconnaissable à la lumière de la foi. Dans le même temps, il a tellement confiance dans la raison humaine qu’il s’étonne du fait que de nombreuses personnes, bien que voyant les œuvres accomplies par Dieu, s’obstinent à ne pas croire en Lui ".

Il conclut en appelant à l'évangélisation : Espérons alors que notre engagement dans l’évangélisation aide à redonner son caractère central à l’Évangile dans la vie de tant d’hommes et femmes de notre temps. [...] Cela vaut la peine de se prodiguer pour le Christ, Lui seul satisfait les désirs de vérité et de bien enracinés dans l’âme de chaque homme: à présent, dans le temps qui passe, et le jour sans fin de l’Éternité bienheureuse.



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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 12:00

A l'occasion de l'année de la Foi, le Pape centre ses audiances hebdomadaires sur... la Foi !!!

Comme nous l'avons souligné dans le premier article sur ce sujet, bien que la Foi soit d'abord un don de Dieu, il est nécessaire de la nourrire afin de pouvoir mieux en témoigner !

c'est pourquoi nous tenterons de résumer une partie de ces audiances sur le blog.

Pour commencer, voici ci-dessous un résumé des audiances du 31 octobre et du 7 novembre...

Le 31 octobre, le Saint Père a rappelé que "l’acte de foi est un acte profondément personnel qui marque un changement de direction, une conversion." Cet acte de foi n'est cependant pas solitaire, mais il est le fruit d'un continuel dialogue avec le Christ.

De plus, la Foi est un don de l'Esprit Saint, reçu au baptême et renouvelé à la confirmation. Ce don, rappelle le Pape, doit être vécu en Eglise. Il cite alors saint Cyprien : "Personne ne peut dire avoir Dieu pour Père, s’il n’a pas l’Église pour Mère". En effet, la foi se transmet et se vit en Eglise. C'est en Eglise que la Foi est nourrie. De plus, la Foi catholique est basée sur l"Ecriture et la Tradition... comment vivre sa Foi dans la Tradition mais hors de l'Eglise ???

Le Pape conclut par une invitation à partager véritablement sa Foi : "Chers amis, chaque chrétien doit s’engager à communiquer la Foi, non pas en son propre nom, mais toujours sur la base de l’unique Foi de la famille de Dieu, de l’Église."

Le 7 novembre, le Pape continue dans sa lancée sur la Foi comme nourriture. Ici, il s'agit du désir de Dieu. Il cite le Cathéchisme de l'Eglise Catholique -CEC- (soit dit en passant, nous sommes tous invités à le lire, à le méditer, à l'apprendre, comme le rappelle souvent le Pape !!!) où il est écrit que "le désir de Dieu est inscrit dans le cœur de l’homme, car l’homme a été créé par Dieu et pour Dieu". Ce désir de Dieu, dans sa plénitude, appelle nécessairement au don de soi.

Il ajoute que l'homme est naturellement un être religieux et que l'être religieux qui cherche Dieu apprend ce qu'est "la joie authentique" et désire "toujours un bien plus profond". Avant de conclure en nous appelant à prier pour ceux qui cherchent Dieu, Benoît XVI explique que "louverture du désir humain vers Dieu est le signe de la présence de la foi. Nous avons tous besoin de purifier notre désir."

Cela raisonne bien avec cette citation de saint Augustin, tirée de son commentaire du Psaume 37, que je vous partage ci-dessous :

Car ton désir, c'est ta prière; si le désir est continuel, la prière est continuelle. Ce n'est pas pour rien que l'Apôtre dit : Priez sans relâche. Peut-il le dire parce que, sans relâche, nous fléchissons le genou, nous prosternons notre corps, ou nous élevons les mains ? Si nous disons que c'est là notre prière, je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.

Il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche : c’est le désir. Que tu te livres à n'importe quelle autre occupation, si tu désires ce loisir du sabbat, tu ne cesses pas de prier. Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.
Ton désir est continuel ? Alors ton cri est continuel. Tu ne te tairas que si tu cesses d'aimer. Quels sont ceux qui se sont tus ? Ceux dont il est dit : A cause de l'ampleur du mal, la charité de beaucoup se refroidira.


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 00:00

Cette année de la foi a commencée le 22 octobre dernier.

 

A cette occasion, le Pape Benoît XVI nous demande de nous intéroger sur ce qu'est la foi...

 

Il rappelle qu'il s'agit tout d'abord d'un don surnaturel, d'un don de Dieu : la grâce de l'Esprit Saint et  la communion avec les autres baptisés sont une nécessité  pour nourrir la foi. D'ailleurs, l'expression est bien connue : "un chrétien seul est un chrétien en danger" ! De plus, la foi est aussi de l'ordre du choix libre et intelligent : chacun est appelé à nourrir sa foi, à approfondir ses connaissances. Déjà en 2011, à Madrid, le Pape y conviait les jeunes et, dans la préface du Youcat -version du catéchisme pour les jeunes qui a été distribué à chaque JMJiste- il les y appelle, il nous y appelle clairement : "lisez le catéchismes, faites des groupes d'échange".

Pour vivre notre foi pleinement, nous devons savoir de quoi nous parlons ! Pour défendre notre foi, nous devons savoir de quoi -ou plutôt de Qui- nous parlons ! (à ce sujet, et puisque nous fêton,s le cinquantenaire du Concile Vatican II, je vous invite à lire le message adressé aux jeunes à la fin du Concile)

 

Cependant, cela ne relève pas uniquement de l'intellect, mais il s'agit tout d'abord  d'un "acte d’abandon libre à Dieu". "Croire, c’est rencontrer Dieu et s’abandonner à Lui comme un enfant", poursuit le pape : c’est un acte par lequel l’esprit et le cœur de l’homme "disent ‘oui’ à Dieu".

Cette rencontre avec Dieu est alors la véritable source de liberté. La foi offre une certitude, différentes de celle des sciences, mais qui n'est pas moins solide, que Dieu nous aime d'un "amour indestructible" !

 

Le Pape nous encourage alors à être des livres ouverts, à témoigner sans crainte de notre foi... et à la nourir, particulièrement avec les sacrements et la lecture de la Parole de Dieu...

 

Maintenant, au travail !!!!

 

pour lire le texte intégral, rendez-vous sur le site du Vatican


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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 14:36

Aujourd'hui, nous fêtons le mystère de l'Assomption de Marie ! En cette occasion, voici un texte de saint Jean Damascène sur la Dormition (ancien nom donné au mystère de l'Assomption) de Marie.

 

DEUXIEME HOMELIE SUR LA DORMITION
 
DEUXIEME DISCOURS SUR L'ILLUSTRE DORMITION. DE LA TOUTE SAINTE ET TOUJOURS VIERGE MARIE

 

Il n'est entre les hommes personne qui puisse célébrer dignement la migration sacrée de la Mère de Dieu, quand même il aurait mille langues et mille bouches. Que dis-je ? Les langues de tous les hommes dispersés, fussent-elles réunies, ne parviendraient pas à exprimer les louanges qui lui conviennent. Car elle est au-dessus de toute loi du genre laudatif. Mais puisque l'offrande est chère à Dieu, qui est faite selon nos forces, par amour, par zèle et par une volonté droite, et que ceci est cher à la Mère de Dieu qui est cher et agréable à son Fils, entreprenons encore une fois ses louanges, pour obéir à vos ordres, pasteurs excellents et très aimés de Dieu, après avoir appelé à notre aide le Verbe qui s'est incarné par elle, qui remplit toute bouche s'ouvrant vers lui , et qui seul fut son ornement et son éloge souverainement glorieux. Nous savons qu'en commençant seshttp://catholicisme.c.a.pic.centerblog.net/c7t0r6jw.gif louanges, nous acquittons notre dette, et qu'après l'avoir acquittée, nous sommes encore ses débiteurs :  ainsi la dette demeure, toujours renouvelée à mesure qu'elle est acquittée. Puisse nous être propice celle que nous célébrons, elle qui surpasse toutes les créatures et qui domine toutes les œuvres divines, comme Mère de Dieu, du Créateur et du Démiurge, du Maître universel.

[...] Ô Parole de Dieu, sois toi-même mon auxiliaire et mon secours : fais éloquente ma pensée sans éloquence ; ouvre à ma parole une carrière unie et dirige sa course vers ton bon plaisir, auquel tendent toute parole et toute pensée du sage.
 
I. LA MERE DE DIEU DEVAIT TRIOMPHER DE LA MORT.
La mort ne peut retenir la Théotokos , ciel vivant et trésor de la vie
 
Aujourd'hui la sainte et l'unique Vierge est amenée au temple hypercosmique et céleste, elle qui a brûlé d'une telle ardeur pour la virginité, qu'elle fut transformée en elle comme en un feu très pur. Toute vierge perd sa virginité en enfantant, mais celle-ci, vierge avant l'enfantement, demeure vierge en enfantant et après la naissance.
 
Aujourd'hui l'arche sacrée et vivante du Dieu vivant, celle qui a porté dans son sein son Auteur, se repose dans le temple du Seigneur non fait de main d'homme, et David, son ancêtre et l'ancêtre de Dieu, exulte ; et les anges mènent leurs chœurs avec lui, les archanges applaudissent, les Vertus rendent gloire, les Principautés avec lui tressaillent, les Dominations jubilent, les Puissances se réjouissent, les Trônes sont entheotokos01.jpg fête, les Chérubins chantent des louanges, les Séraphins proclament : " Gloire ! ". Car ce n'est point pour eux une faible gloire que de glorifier la Mère de la Gloire. Aujourd'hui la colombe toute sacrée, ? l'âme pure et innocente, consacrée par l'Esprit divin, ? envolée de l'arche, je veux dire de son corps, réceptacle de Dieu et source de vie, a trouvé " où reposer ses pieds " : elle est partie pour le monde intelligible, et s'est établie sur la terre sans tache de l'héritage d'en haut. Aujourd'hui, l'Eden du nouvel Adam accueille le paradis spirituel, où la condamnation est effacée, où l'arbre de vie est planté, où fut recouverte notre nudité. Car nous ne sommes plus nus et sans vêtements, privés de l'éclat de la divine image, et dépouillés de la grâce abondante de l'Esprit. Nous ne déplorons plus l'antique nudité, en disant : " J'ai quitté ma tunique, comment la remettrai-je ? ". Car dans ce paradis le serpent n'eut pas d'entrée, lui dont nous avons convoité la divinisation mensongère, ce qui nous a valu de ressembler au bétail sans raison. Le Fils unique de Dieu en personne, qui est Dieu et consubstantiel au Père, de cette Vierge et de cette terre pure s'est lui-même façonné une nature humaine ". Et je suis devenu dieu, moi qui suis homme ; mortel, je suis immortalisé ; j'ai dépouillé les tuniques de peau : j'ai rejeté le manteau de la corruption, je me suis couvert du vêtement de la divinité. Aujourd'hui la Vierge sans tache, qui n'a pas entretenu d'affections terrestres, mais s'est nourrie des pensées du ciel, n'est pas retournée à la terre " ; comme elle est en réalité un ciel vivant, elle est placée dans les tentes célestes. Qui donc en effet manquerait à la vérité en l'appelant un ciel ? A moins de dire peut-être, avec justesse et intelligence, qu'elle dépasse les cieux mêmes par d'incomparables privilèges. Car celui qui a construit les cieux et qui les contient, l'artisan de toute la création cosmique et hypercosmique, visible et invisible, qui n'est dans aucun lieu, parce qu'il est lui-même le lieu de tous les êtres ? puisque le lieu, par définition, contient ce qui est en lui ? s'est fait lui-même en elle petit enfant, sans semence humaine : il a fait d'elle la spacieuse demeure de sa divinité qui remplit tout, unique et sans limites ; tout entier ramassé en elle sans s'amoindrir, et demeurant tout entier en dehors, étant à soi-même son lieu infini. Aujourd'hui le trésor de la vie, l'abîme de la grâce ? je ne sais comment m'exprimer de mes lèvres audacieuses et intrépides ? entre dans l'ombre d'une mort porteuse de vie ; sans crainte elle s'en approche, elle qui a engendré son destructeur, si toutefois il est permis d'appeler mort son départ plein de sainteté et de vie. Car celle qui pour tous fut la source de la vraie vie, comment tomberait-elle au pouvoir de la mort ? Mais elle obéit à la loi établie par son propre enfant, et comme fille du vieil Adam, elle acquitte la dette paternelle, puisque son Fils même, qui est la vie en personne, ne l'a pas reniée ". Mais comme Mère du Dieu vivant, il est juste qu'elle soit emportée auprès de lui. Car si Dieu a dit : " De peur que l'homme ", le premier créé, " n'étende la main, ne cueille de l'arbre de vie, n'en goûte et ne vive pour la durée des temps ... ", comment celle qui a reçu la vie elle-même, sans principe et sans terme, affranchie des limites du commencement et de la fin, ne vivrait-elle pas pour la durée illimitée ?
 
Eve et Marie devant la mort.
 
 

Mary_Head.jpg

 

Jadis, le Seigneur Dieu frappa les auteurs de la race mortelle, qui s'étaient gorgés du vin de la désobéissance, avaient assoupi le regard de leur cœur par l'ivresse de la transgression, appesanti les yeux de leur esprit par l'intempérance du péché, et s'étaient endormis d'un sommeil de mort ; il les exila et les chassa du Paradis d'Eden. Mais ici, celle qui a repoussé tout mouvement de passion, qui a produit le germe de l'obéissance à Dieu et au Père, l'initiatrice de la vie pour la race entière, le Paradis ne la recevra-t-il pas ? Oui, n'en doutons pas. Eve, qui prêta l'oreille au message du serpent, qui écouta la suggestion de l'ennemi, dont les sens goûtèrent le charme du plaisir mensonger et trompeur, emporte une sentence de tristesse et d'affliction ; elle subit les douleurs de l'enfantement, elle est condamnée à la mort avec Adam et reléguée aux profondeurs de l'Hadès. Mais celle-ci, la toute heureuse en vérité, qui s'inclina docile à la parole de Dieu, fut remplie de la force de l'Esprit et reçut dans son sein, à l'assurance de l'archange, celui qui était la bienveillance paternelle, elle qui, sans volupté et sans union humaine, conçut la Personne du Verbe de Dieu qui remplit tout, elle qui enfanta sans les douleurs naturelles, elle qui fut unie à Dieu dans tout son être, comment la mort pourrait-elle l'engloutir ? l'Hadès se fermer sur elle ? Comment la corruption oserait-elle s'en prendre au corps qui a contenu la vie ? Toutes choses qui répugnent et sont absolument étrangères à l'âme et au corps qui ont porté Dieu.

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 00:00

A l'occasion de la fête de la Visitation, que nous fêtions mardi dernier, voici le message du saint Père !

 

Chers frères et sœurs,

Je suis heureux de m’unir à vous en prière, aux pieds de la Sainte Vierge, que nous contemplons aujourd’hui en la fête de la Visitation. Je salue et je remercie Monsieur le cardinal Angelo Comastri, archiprêtre de la basilique Saint-Pierre, les cardinaux et les évêques présents, et vous tous qui vous êtes rassemblés ici ce soir. En conclusion du mois de mai, nous voulons unir notre voix à celle de Marie, dans son même cantique de louange; avec Elle, nous voulons magnifier le Seigneur pour les merveilles qu’il continue d’accomplir dans la vie de l’Eglise et de chacun de nous. En particulier, cela a été et demeure pour nous un motif de joie et de gratitude profondes d’avoir commencé ce mois marial par la béatification mémorable de Jean-Paul II. Quel grand don de grâce a été, pour l’Eglise tout entière, la vie de ce grand Pape! Son témoignage continue d’illuminer nos existences et nous encourage à être de véritables disciples du Seigneur, à Le suivre avec le courage de la foi, à L’aimer avec le même enthousiasme avec lequel il Lui a donné sa vie.

 

Mary_Head.jpgEn méditant aujourd’hui sur la Visitation de Marie, nous sommes amenés à réfléchir précisément sur ce courage de la foi. Celle qu’Elisabeth accueille chez elle est la Vierge qui «a cru» à l’annonce de l’Ange et a répondu avec foi, en acceptant avec courage le projet de Dieu pour sa vie et en accueillant ainsi en elle la Parole éternelle du Très-Haut. Comme le soulignait mon bienheureux prédécesseur dans l’encyclique Redemptoris Mater, c’est à travers la foi que Marie a prononcé son fiat, qu’elle «s'est remise à Dieu sans réserve et “elle se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l'œuvre de son Fils”»; (cf. Conc. œcum. Vat. II, Const. dogm. Lumen gentium, n. 56). C'est pourquoi Elisabeth, en la saluant, s’exclame: «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!» (Lc 1, 45). Marie a vraiment cru que «rien n'est impossible à Dieu» (v. 37) et, forte de cette confiance, elle se laisse guider par l’Esprit Saint dans l’obéissance quotidienne à ses desseins. Comment ne pas désirer, pour notre vie, le même abandon confiant? Comment pourrions-nous nous priver de cette béatitude qui naît d’une si intime et profonde familiarité avec Jésus? C’est pourquoi, en nous adressant aujourd’hui à la «pleine de grâce», nous lui demandons d’obtenir également pour nous, par la Providence divine, de pouvoir prononcer chaque jour notre «oui» aux desseins de Dieu avec la même foi humble et sincère avec laquelle Elle a prononcé le sien. Elle qui, accueillant en elle la Parole de Dieu, s’est abandonnée à Lui sans réserve, nous guide vers une réponse toujours plus généreuse et inconditionnelle à ses projets, même lorsque pour eux, nous sommes appelés à embrasser la croix.

 

En ce temps de Pâques, tandis que nous invoquons du Ressuscité le don de son Esprit, nous confions à l’intercession maternelle de la Vierge, l’Eglise et le monde entier. Que la Très Sainte Vierge Marie, qui au cénacle, a invoqué avec les apôtres le Paraclet, obtienne pour chaque baptisé la grâce d’une vie illuminée par le mystère du Dieu crucifié et ressuscité, le don de savoir accueillir toujours plus dans son existence la seigneurie de Celui qui à travers sa résurrection, a vaincu la mort. Chers amis, à chacun de vous, à vos proches, et en particulier à ceux qui souffrent, je donne de tout cœur la Bénédiction apostolique.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 00:00

Nous avons déjà bien abordé ce sujet lorsque nous avons parlé de cette vocation universelle dans l'Eglise, puis lorsque nous avons traité de la sainteté vue par saint François de Sales...

L'audiance générale de mercredi dernier, 13 avril 2011 (audiance que vous pouvez lire en cliquant ici), nous montre combien ce sujet est encore d'actualité.

Dans cette audiance, le saint Père nous rappelle combien chacun est appelé à cette sainteté, il nous rappelle combien la charité est essentielle, combien l'amour est indispensable (en citant saint Augustin : "dilige et fac quod vis", "aime et fais ce que tu veux"), mais combien c'est par la grâce de Dieu, par l'action de l'Esprit Saint, que chacun(e) de nous peut (doit ?) devenir saint(e)...

 

voici les derniers mots de cette audiance, qui sont un appel plein d'une véritable espérance pour la sainteté... :

 

"Je voudrais inviter chacun à s’ouvrir à l’action de l’Esprit Saint, qui transforme notre vie, pour être nous aussi comme des pièces de la grande mosaïque de sainteté que Dieu crée dans l’histoire, afin que le visage du Christ resplendisse dans tout son éclat. N’ayons pas peur de tendre vers le haut, vers les sommets de Dieu; n’ayons pas peur que Dieu nous demande trop, mais laissons-nous guider dans chacune de nos actions quotidiennes par sa Parole, même si nous nous sentons pauvres, inadéquats, pêcheurs: c’est Lui qui nous transformera selon son amour."

 

en résumé (autant de cette audiance qu'en résumé des deux autres articles cités ci-dessus...), l'essentiel pour être saint, c'est de s'en remettre pleinement au Seigneur, c'est de se laisser faire... ainsi, comme saint Paul dans son épître aux Galates nous pourrons dire "je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi" !

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 10:00

Aujourd'hui, à 9 mois jour pour jour de Noël, nous fêtons le mystère de l'Annonciation...

 

Que dire sur ce si grand mystère... Dieu choisit de se faire homme, de se rabaisser au niveau de l'homme pour le sauver, le racheter de tous ses péchés... Au cœur du Carème, nous nous rappelons que Dieu s'est fait tout petit, dans le corps d'une Vierge appelée Marie.

 

Au cœur du Carême, où nous travaillons à la conversion de nos cœurs, nous rappelons que Marie a dit Oui... et pas n'importe quel Oui... elle a accepté de porter le Fils de Dieu.

Elle a accepté sans hésiter, sans récriminer...

Elle a accepté dans une confiance totale, confiance qu'elle gardera jusqu'à la mort de son Fils sur la Croix.

Elle a accepté dans une obéissance sans limite, obéissance qui se reflètera aussi tout au long de l'Evangile...

Elle a accepté dans une véritable sainteté. Elle a tout quitté, tout abandonné au travers de son Oui. Le Oui de Marie, dans lequel se retrouve tout le Salut du monde, est un Oui rempli d'espérance pour nous. Son Oui est un exemple pour chacun de nous...

 

N'ayez pas peur, à l'image de Marie, de répondre Oui à l'appel que Dieu vous lance.

N'ayez pas peur, à l'image de Marie, de répondre à l'amour immense de Dieu pour vous.

N'ayez pas peur, à l'image de Marie, d'abandonner toute votre personne entre les mains de Dieu.

 

C'est là que vous trouverez votre liberté toute entière.

 

Bonne fête de l'Annonciation !

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