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   Vous valez ce que vaut votre cœur.
Toute l'histoire de l'humanité est l'histoire du besoin d'aimer et d'être aimé    

St Jean-Paul II

 

 

Que Cherches-Tu ???

12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:00

http://i60.servimg.com/u/f60/13/50/73/66/522.jpgSainte Jeanne Françoise Frémyot, baronne de Chantal, est née en 1572.

Orpheline de mère à l'âge de 18 mois, elle grandit avec son père et sa soeur ainée, Marguerite.

Son père est un homme catholique, fier de sa Foi et qui n'a pas peur de la défendre face au protestantisme très présent. A son image, Jeanne n'a aucune crainte à défendre sa Foi. C'est ainsi qu'à l'âge de 5 ans, alors que son père débat avec un protestant de la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie, elle prend la défense du Christ en rappelant que c'est Lui même qui a dit "Ceci est mon Corps" "Ceci est mon sang". Pour l'amadouer, la calmer un peu, le protestant lui offre des bonbons, qu'elle jette au feu en lui répondant " Voilà, monsieur, comment brûleront tous les hérétiques au feu d'enfer, parce qu'ils ne croient pas ce que Notre-Seigneur a dit ". De même, quelques années plus tard elle refusera d'épouser un prétendant parce qu'il n'est pas catholique, mais huguenot...

 

En 1592, son père lui présente un prétendant, catholique affermi dans sa foi, Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Elle l'épouse avec joie et ils auront ensemble 6 enfants, dont 2 morts-nés.

En 1601, Christophe meurt dans un accident de chasse, laissant Jeanne seule avec ses 4 enfants, Charlotte, la plus jeune, étant âgée de seulement 15 jours. En 1602, Jeanne doit aller habiter chez son beau père (sous peine de déshériter ses enfants), avec qui elle vit durant 7 ans et demi de souffrance, étant traitée comme les servantes de la maison.

 

Le 5 mars 1604, Jeanne de Chantal arrive à Dijon, où l'évêque de Genève prèche pour le Carême. En croisant son regard, elle reconnait cet évêque qu'elle avait vu dans un songe. A l'issue de la messe, saint François de Sales vient à sa rencontre, car il avait lui aussi révé cette rencontre.

Commence pour Jeanne un accompagnement spirituel "efficace", qui lui permettra de se relever malgré les débats intérieurs qui la tumultent et la tristesse qui l'habite depuis le décès de son époux.

 

Le 6 juin 1610 s'ouvrira le premier monastère de la Visitation, à Annecy. La vocation de l'ordre est de pratiquer la charité et la prière, dans l'humilité de ce beau Mystèr

http://moulins.visitation.free.fr/Chantal01.jpg

e. En 1612 débutent quelques visites aux malades -pour pratiquer la charité aussi en dehors de "la Galerie", où les soeurs vivaient. Mais en 1615, à l'ouverture du monastère de Lyon, l'ordre devient cloitré car reconnu à Rome (suite au Concile de Trente, les ordres religieux féminins naissants devaient être nécessairement cloitrée. Si non, on parle de communautés, mais sans prononcer de voeux perpétuels).

Avec Saint François de Sales, elle fonde des monastères un peu partout en France, et continue après la mort de l'évêque de Genève, en 1622. Ce dernier la confie à saint Vincent de Paul, qui lui était un grand ami spirituel, pour sa direction spirituelle.

Elle meurt le 12 décembre 1641, en disant "Je m'en vais. Jésus, Jésus, Jésus !".

 

A sa mort, 87 monastères étaient déjà ouverts en France.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 00:00

http://apotres.amour.free.fr/page4/brigitte.jpgSainte Brigitte de Suède est née en 1303 à Finster, en Suède (!!!) dans une famille chrétienne. Elle a su recevoir la foi de ses parents et la transmettre comme une foi rayonnante.

Comme sainte Catherine de Sienne, elle a joué un rôle éminent tant pour l'Eglise que pour l'Europe (et de ses dirigeants) de son époque, ce qui lui vaut d'être co-patronne de l'Europe.

Mariée avec Ulf, homme hautement placé dans la Suède du XIVè siècle, elle aura 8 enfants. Ses dons d'éducatrice lui vaudront d'enseigner à la cours du roi de Suède.

Avec son époux elle eut une vie de foi ardente et active : elle pratiquait avec son époux des oeuvre caritatives auprès des plus démunis et fonda même un hôpital.

La vie de famille fut brisée par le décès d'Ulf entre 1341 et 1342. Renonçant à un nouveau mariage; sainte Brigitte préféra se consacrer pleinement au Seigneur. Après avoir distrinué tous ses biens aux pauvres, elle choisit -sans pour autant faire de voeux religieux- de s'installer dans une abbaye cistercienne.

Peu de temps après, sainte Brigitte eût la grâce de voir le Christ crucifié s'animer. Le Christ lui révèlera ainsi 15 oraisons à réciter quotidiennement, ainsi que d'autres révélations -qui ne sont pas toutes reconnues par l'Eglise. C'est ainsi que le Pape Jean Paul II dira : «En reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Eglise, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure»

En 1349, elle parti pour Rome, dans l'objectif de fonder une congrégation religieuse, mais aussi pour être présente lors du Jubilé de 1350.

L'ordre religieux qu'elle entendait fonder se voulait consacré au Saint Sauveur, et composé de moines et moniales sous l'autorité de l’abbesse.

A Rome, Brigitte vécut dans l'apostolat et la prière, avec d'autres, don sa fille Karin. Elle fit aussi de nombreux pélerinages dont un à Assise et, en 1370, en Terre Sainte -ce qu'elle désirait ardament.

Elle fut canonisée en 1391 par le pape Boniface IX.

 

Pour en savoir plus sur sainte Brigitte, vous pouvez lire l'audiance générale de Benoit XVI du 27-10-2010 dans laquelle il présente la vie de cette grande sainte.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 12:00

http://preprod.meltem-int.com/marie/blog/wp-content/uploads/2010/07/St-Ignace.jpgC'est un saint très connu, peut être particulièrement par ses "exercices spirituels".
Né en 1491 à Loyola, en Espagne, saint Ignace (Inigo, de son nom de baptême) rêve de devenir soldat. Alors qu'il est engagé, en 1521, dans la défense de la forteresse de Pampelune, un boulet de canon lui brise la jambe droite, blessant aussi la jambe gauche. Cloué au lit, il est renvoyé à Loyola, où pour passer le temps il lit les seuls livres qui sont alors disponibles au château : un livre racontant la vie du Christ et un second parlant de vies de saints. Découvrant la vie de saint François d'Assise, celle de saint Dominique, et bien d'autres, il se sent appeler comme eux à une conversion radicale. Il distingue alors deux esprits qui habitent en lui : un qui, venant de Dieu, le rend heureux, lui apporte joie et dynamisme, et l'autre, venant du diable, lui apporte tristesse.
Dès qu'Ignace peut à nouveau marcher, il part en pèlerinage. Au sanctuaire marial de Montserrat, il rencontre un bénédictin auquel il se confesse, puis va veiller durant toute la nuit, à l'image des chevaliers de son époque. Au matin, il se part pour Manrèse pour méditer quelques jours et prendre quelques notes dans son cahier. Ces quelques jours dureront finalement une année. Ces méditations participeront clairement à la rédaction de ses "Exercices spirituels".
En 1523, Ignace quitte Manrèse pour Barcelone, car il a la volonté de se rendre à Jérusalem. Il voyage sans argent, se faisant traiter de fou par son entourage, et parvient à Jérusalem le 4 septembre 1523. Là bas, il souhaite rentrer chez les franciscains, qui lui refusent l'entrée. Il retourne alors, après avoir attendu, à Barcelone pour poursuivre ses études dans le but d'être utile à son prochain.
L'étudiant peu studieux culpabilise quant à son manque d'attention. Pour lutter contre cela, il décide d'aller s'excuser auprès des professeurs qu'il n'écoute pas. Ceci produit l'effet attendu : Ignace devient un élève très attentif. Il étudie d'abord à Barcelone, puis à Alcàla, à Salamanque et enfin à Paris (où il laissera le nom d'Inigo pour le nom d'Ignace, nom sous lequel il est aujourd'hui connu !)
L'ancien chevalier, converti et devenu étudiant, décide le 15 août 1534 de prononcer avec 6 amis (parmi lesquels figure saint François Xavier) à la butte de Montmartre les vœux de chasteté et de pauvreté, et ils prennent la résolution suivante :
Aller à Venise et à Jérusalem pour dépenser leur vie et pour être utiles aux âmes. Si la permission ne leur était pas donnée de rester à Jérusalem, ils retourneraient à Rome se présenter au Vicaire du Christ pour qu'il les emploie là où il jugerait que cela serait davantage pour la gloire de Dieu et plus utile pour les âmes1

En 1539, le Pape Paul III approuve le nouvel ordre sous le nom connu de « la Compagnie de Jésus ».
En 1541, Ignace est élu premier Général de son ordre, dont il rédige les constitutions.
Il meurt à l'aube du 31 juillet 1556, à l'âge de 65 ans, et est canonisé par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622, en même temps que saint François Xavier.

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 12:00

http://blog.libnanews.com/instrumentdepaix/files/2008/03/catherineiconjpg-797355.jpgNée en 1347 à Sienne, elle est la plus jeune d'une famille nombreuse. Dès son enfance elle marque sa volonté d'être entièrement au Seigneur. A l'âge de six ans, elle a une vision du Seigneur la bénissant, en l'église saint Dominique.

A l'âge de 7 ans, elle fait voeux de virginité perpetuelle, et sait persevérer dans ce sens même lorsqu'à partir de ses 12 ans ses parents tentent de la marier.

 

A l'âge de 15 ans, elle entre dans le Tiers Ordre dominicain où elle vit à la fois l'action et la contemplation.

 

C'est le Christ Lui même qui la forme à la vie intérieure, c'est Lui qui lui apprend à lire et à écrire, Il prie les offices divin avec elle, Il partage Sa Passion avec elle, lui donnant les stigmates de ses blessures. Jésus prend même le coeur de sainte Catherine, mettant le Sien à la place.

Sa vie devenue souffrance perpétuelle, elle l'offre pour la Gloire de Dieu et le Salut de l'Eglise. Cette soufrance devient alors la forme visible de l'action invisible du Christ : ce n'est plus Catherine qui vit, mais c'est le Christ qui vit en elle !

 

C'est elle qui persuada le pape Grégoire XI de quitter Avignon pour retourner à Rome, mettant fin au grand Schisme de l'Eglise d'Occident.

 

Elle meurt à Rome le 29 avril 1380, est canonisée en 1461 par Pie II et est déclarée docteur de l'Eglise par Paul VI en 1970.

Elle est depuis 1866 sainte patronne de la communication et depuis 1999 sainte patronne de l'Europe

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 15:00

Né en 1293 prhttp://spiritualite3.free.fr/ruysbroeck.jpgès de l'actuel Bruxelle, Jan Van Ruysbroeck aime dès son plus jeune âge s'isoler dans la nature. Cet amour de la solitude dans la création sera certainement précurseur pour sa vocation sacerdotale. A cela doit s'ajouter la formation qu'il reçoit dès l'âge de 11 ans auprès de son oncle, chanoine de Bruxelle.

Ordonné prêtre en 1317, il exerce l'essentiel de son ministère à Bruxelle, en tant que simple prêtre.

Dès 1330, et jusqu'en 1336, il rédige des ouvrages d'enseignements de la foi chrétienne, ouvrages fondés essentiellement sur ses expériences mystiques.

En 1343, Jan Van Ruysbroeck change de vie de manière radicale en choisissant la solitude en tant qu'ermite à Groenendael, dont il est fondateur du prieuré.

 

 

Ruysbroeck célèbre longuement les noces spirituelles entre l'âme et Dieu (certainement inspiré de la mystique de Saint Bernard)


" L'abîme de Dieu appelle l'abîme, à savoir tous ceux qui sont unis à l'esprit de Dieu par l'amour de fruition. Cet appel c'est l'inondation d'une clarté essentielle. Et cette clarté essentielle, nous enveloppant d'un amour insondable, nous amène à nous perdre nous-même et à nous écouler dans la ténèbre farouche de la Divinité ".

 

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 00:00

http://lusile17.l.u.pic.centerblog.net/o/b2990c31.jpg

 

Saint Antoine de Padoue (1195-1231) est un franciscain. Canonisé moins d'un an après sa mort (1232) il attendra plus d'un demi siècle avant d'être déclaré docteur de l'Eglise, en 1946. Il est le saint patron des marins, des nauffragés et des prisonniers.

 

Il devient frère franciscain en 1220 et est envoyé par Saint François d'Assise pour prêcher en Italie (à Bologne) puis en France (à Toulouse) dès 1222. Il va à Rome en 1230 et n'arrive à Padoue qu'en 1231, quelques mois avant son décès, où il continue de prêcher avec succès.

 

Par ses dons d'intelligence, d'équilibre, de zèle apostolique et surtout de ferveur mystique, il ainsi participé de manière importante au développement de la spiritualité franciscaine.

 

Dans ses derniers sermons, saint Antoine présente la prière comme une relation intime avec Dieu, et même comme une relation d'amour qui appelle à un dialogue en coeur à coeur avec le Seigneur. La prière est aussi le seul moyen de progresser dans la Foi. C'est du coeur que jaillit la foi, l'intelligence, qui est plus grande que toutes les connaissances humaines.

 

La prière s'articule alors autour de quatre attitudes :

 

- ouvrir avec confiance son coeur à Dieu, à Sa Présence

- s'entretenir affectueusement avec Lui

- Lui confier nos besoins

- Le louer.

 

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Audience générale de Benoit XVI à propos de saint Antoine de Padoue

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/Bernhard_von_Clairvaux_%28Initiale-B%29.jpgCe saint est principalement connu pour avoir réformé la vie religieuse.

Né en Bourgogne entre 1090 et 1091, il entre en 1112 à l'abbaye de Citeaux. L'abbaye de Citeaux, fondée en 1098, a la volonté de vivre plus radicalement la règle de saint Benoît, ceci en réponse au monastère de Cluny qui, après avoir connu un grand succès jusqu'à la deuxième moitié du XIème siècle s'est dégradé quant au respect stricte des règles de saint Benoît.

Cela correspond parfaitement à la vocation de saint Bernard, qui veut vivre une rude ascèse monastique.

En 1115, le jeune moine est envoyé avec d'autres moines pour fonder un nouveau monastère cistèrcien à Clairvaux, monastère qui aura beaucoup de succès dès ses débuts.

Saint Bernard se veut défenseur des moines cisterciens (appelés aussi bénédictins blancs) face aux moines clunysiens (ou bénédictins noirs), et écrit une Apologie à cet effet.

 

Durant toute sa vie, il sillonne l'Europe, malgré son attachement à la vie monastique, pour défendre l'Eglise. C'est ainsi que, envoyé par le Pape Eugène III, il prêchera la seconde croisade en 1146. Dans sa défense de l'Eglise, il veut aussi lutter pour sauvegarder l'orthodoxie catholique. C'est ainsi qu'il luttera par exemple contre l'hérésie cathare.

 

Son amour de Dieu et sa très grande dévotion à la sainte Vierge font de saint Bernard un défenseur ardent d'une religion du coeur plus que d'une religion qui comptabiliserait les actions bonnes ou mauvaises.

 

Parmi les grands points de sa spiritualité, on trouve la paix intérieure comme point majeur de sa vie monastique : rien ne doit perturber son rythme de prière. On trouve aussi une véritable volonté de cheminer vers Dieu. C'est ainsi qu'il écrit un traité "de l'Amour de Dieu" (à ne pas confondre avec le "Traité de l'Amour de Dieu" de saint François de Sales), dans lequel il décrit les états mystiques.

 

Il meurt en 1153, laissant de grandes traces, autant sur le plan spirituel (avec de nombreux écrits) que sur le plan monastique (à sa mort, on trouve 500 abbayes cistertiennes).

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:00

Saint Pierre Damien (Ravenne 1007 - Faenza 1072) est docteur de l'Eglise.

Dernier enfant d'une famille pauvre, il parvient tout de même à faire de brillantes études et devient tout d'abord enseignant, rhéteur riche et prestigieux.

http://www.virgo-maria.org/images/pedro_damian01.jpgLa rencontre de deux ermites l'amène dans un petit ermitage fondé selon l'idéal de saint Romuald. Il s'y voue à la prière, à l'ascèse, à l'étude des Saintes Écritures, à la contemplation, à la prédication aussi. Son monastère lui demande d'être un maître en exégèse en même temps qu'il est un maître de la vie spirituelle. Il est Nommé prieur à Font-Avellane, ermiatge dédié à la Sainte Croix, où il s'intéressera au mystère chrétien par excellence et y consacrera une grande partie de son oeuvre. Il écrit : "nous devons toujours voir dans la Croix l'acte d'amour suprême de Dieu envers l'homme, source de son salut" 

Il est à cette même époque en relation avec les grands monastères de son époque, comme Cluny ou le Mont-Cassin, alors que l'Église connaît une période difficile où bien des clercs, prêtres et moines, mènent une vie débauchée, en tous cas relâchée. Il est  alors pour eux un exemple d'austérité, austérité que l'on qualifierait même aujourd'hui d'excessive.

En 1057, il est nommé cardinal-évêque d'Ostie et chargé de mission à Milan, Cluny, Francfort... Il soutient les papes dans leur action réformatrice, mais Léon IX est obligé de le tenir à l'écart à cause de bien des évêques. Plus tard, les papes suivants lui donneront d'importantes missions officielles de conciliation et de réform :

 

Il est envoyé comme légat à Milan (1059), en France (1063), à Florence (1063), puis en Germanie (1069). Après avoir remis de l’ordre dans le diocèse de Ravenne, Pierre Damien, terrassé par la fièvre, meurt au monastère Sainte-Marie-des-Anges, à Faenza, le 22 février 1072.

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 19:38

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StAmbroise/ambroise.jpgCet avocat célèbre avait une si grande personnalité qu'il devint gouverneur de la province de Milan. Il découvre alors Jésus-Christ. Il n'est encore que catéchumène lorsque, de passage dans sa ville, il est élu évêque par acclamation du peuple. Il est alors immédiatement baptisé, ordonné prêtre, consacré évêque en peu de temps. Saint Ambroise est un véritable évêque, soucieux de la rectitude de la foi et de la paix sociale. Ses relations avec les empereurs successifs (qui favorisent tantôt les catholiques, tantôt les hérétiques ariens) sont mouvementées. En 390, l'empereur Théodose fait massacrer toute une partie de la population de Thessalonique pour arrêter des émeutes. Pour cette raison, saint Ambroise lui refusera l'accès de son église à Milan, exigeant qu'il se soumette d'abord à la pénitence publique de l'Église. L'empereur, subjugué, obéit et, après des mois de pénitence, Théodose ne communie plus dans le sanctuaire avec les prêtres (selon le privilège impérial), mais au milieu des laïcs.

Saint Augustin doit, en partie à saint Ambroise, sa conversion, car il épiait ses sermons en cachette, écoutait sa pensée, admirait la parole de ce grand orateur. Saint Ambroise avait un grand souci de belles liturgies. Il introduisit dans l'Église latine l'usage grec de chanter des hymnes qui étaient à la fois des prières, des actions de grâce et des résumés du dogme. Il en composa plusieurs que nous chantons encore aujourd'hui "Aeternae rerum conditor" - "Dieu créateur de toutes choses". 

Saint Ambroise tomba malade, un jour qu'il dictait à Paulin, son diacre, un commentaire sur le psaume LXIII ; un feu lui couvrit la tête en forme de petit bouclier, et de là entra dans sa bouche comme dans sa propre demeure. Alors son visage devint blanc comme la neige et demeura quelque temps dans cette beauté. Il ne put donc achever l'ouvrage qu'il dictait, et bientôt après il tomba malade. Le comte Stilicon qui était le plus puissant dans l'Empire, craignant que la mort d’Ambroise ne causât un notable préjudice à tout l'Occident, lui envoya plusieurs personnes d'honneur pour le porter à demander à Dieu la prolongation de sa vie ; mais il leur dit « Je n'ai pas vécu de telle sorte parmi vous, que j’aie honte de vivre davantage ; mais, d’ailleurs, je ne crains point de mourir, parce que nous avons affaire à un bon maître. » Quatre de ses diacres, s'entretenant dans un coin de sa chambre, pour savoir qui l'on pourrait élire évêque en sa place, vinrent à nommer saint Simplicien. Ils étaient si loin et ils parlaient si bas, qu’il ne pouvait pas les entendre ; cependant, Dieu lui révéla ce qu’ils disaient, et il s'écria : « Il est vieux, mais il est bon. » Simplicien était cet excellent prêtre qui avait été son conseil dhttp://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StAmbroise/ambroise_milan.jpgurant tout le temps de son épiscopat, et il fut effectivement mis en sa place après son décès. Saint Bastien, évêque de Todi, le visitait quelquefois dans sa maladie, et un jour qu'il priait auprès de lui, il vit Notre-Seigneur descendre du ciel, s'approcher de son lit et lui faire beaucoup de caresses. Ensuite, la nuit du samedi saint, comme il priait secrètement, les bras étendus en forme de croix, saint Honorat, évêque de Verceil, qui logeait dans une chambre au-dessus de la sienne, entendit par trois fois une voix qui lui disait : « Lève-toi en diligence, il passera bientôt. » Honorat se leva et lui apporta 1e corps adorable de Jésus-Christ, qu'il reçut avec une profonde révérence, et incontinent après, son âme, munie d'un si excellent viatique, se détacha de la prison de son corps pour aller jouir de l'éternité bienheureuse (4 avril 397).

Son corps fut inhumé dans sa cathédrale avec l'honneur dû à la grandeur de ses mérites. Plusieurs eurent des visions qui marquaient la gloire qu'il possédait déjà dans le ciel. Surtout il y en eut qui virent une étoile rayonnante élevée au-dessus de son cercueil. Les démons n’en osaient approcher mais les possédés que l’on y traînait par force, étaient aussitôt délivrés.

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2d/Jeaneudes.JPG/250px-Jeaneudes.JPGSaint Jean Eudes est né en 1601.

Il fut formé à la société de l'Oratoire de Jésus par Pierre de Bérulle, et ordonné prêtre en 1632 dans sa Normndie natale.

 

Il était très dévoué aux saints Cœurs de Jésus et Marie et eut tout d'abord l'initiative d'une fête mariale pour honorer la source des états intérieurs de la Vierge Marie. Il présentait son cœur, dans lequel Jésus vit et règne, comme le modèle de la vie chrétienne. Il disait même "le cœur de Marie, c'est Jésus".

Mais c'est seulement plus tard, en 1668, qu'il ressent l'importance d'une messe et d'offices liturgiques spécifiques pour le Sacré Cœur de Jésus. Dans la circulaire qu'il envoie pour la demande de la fête, il met en avant que, loin d'être novateur, il avait puisé dans les textes bibliques et dans les traditions cisterciennes et bénedictines, avec saint Bernard, sainte Mechtilde et sainte Gertrude d'Helfta. L'évêque lui donna son accord et saint Jean Eudes put célébrer la première fête du Sacré Cœur de Jésus le 20 octobre 1672.

 

Saint Jean Eudes écrivait de cette fête qu'elle était pour nous une occasion d'aimer le Seigneur "au nom de tous ceux qui ne L'aiment point"... cette affirmation allait être confirmée quelques mois plus tard avec les apparitions de Paray le Monial.

 

Saint Jean Eudes mourut à Caen en 1680.

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