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L'Église n'a pas besoin de réformateurs mais de saints


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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 00:00

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Saint Antoine de Padoue (1195-1231) est un franciscain. Canonisé moins d'un an après sa mort (1232) il attendra plus d'un demi siècle avant d'être déclaré docteur de l'Eglise, en 1946. Il est le saint patron des marins, des nauffragés et des prisonniers.

 

Il devient frère franciscain en 1220 et est envoyé par Saint François d'Assise pour prêcher en Italie (à Bologne) puis en France (à Toulouse) dès 1222. Il va à Rome en 1230 et n'arrive à Padoue qu'en 1231, quelques mois avant son décès, où il continue de prêcher avec succès.

 

Par ses dons d'intelligence, d'équilibre, de zèle apostolique et surtout de ferveur mystique, il ainsi participé de manière importante au développement de la spiritualité franciscaine.

 

Dans ses derniers sermons, saint Antoine présente la prière comme une relation intime avec Dieu, et même comme une relation d'amour qui appelle à un dialogue en coeur à coeur avec le Seigneur. La prière est aussi le seul moyen de progresser dans la Foi. C'est du coeur que jaillit la foi, l'intelligence, qui est plus grande que toutes les connaissances humaines.

 

La prière s'articule alors autour de quatre attitudes :

 

- ouvrir avec confiance son coeur à Dieu, à Sa Présence

- s'entretenir affectueusement avec Lui

- Lui confier nos besoins

- Le louer.

 

citations

 


Audience générale de Benoit XVI à propos de saint Antoine de Padoue

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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/c8/Bernhard_von_Clairvaux_%28Initiale-B%29.jpgCe saint est principalement connu pour avoir réformé la vie religieuse.

Né en Bourgogne entre 1090 et 1091, il entre en 1112 à l'abbaye de Citeaux. L'abbaye de Citeaux, fondée en 1098, a la volonté de vivre plus radicalement la règle de saint Benoît, ceci en réponse au monastère de Cluny qui, après avoir connu un grand succès jusqu'à la deuxième moitié du XIème siècle s'est dégradé quant au respect stricte des règles de saint Benoît.

Cela correspond parfaitement à la vocation de saint Bernard, qui veut vivre une rude ascèse monastique.

En 1115, le jeune moine est envoyé avec d'autres moines pour fonder un nouveau monastère cistèrcien à Clairvaux, monastère qui aura beaucoup de succès dès ses débuts.

Saint Bernard se veut défenseur des moines cisterciens (appelés aussi bénédictins blancs) face aux moines clunysiens (ou bénédictins noirs), et écrit une Apologie à cet effet.

 

Durant toute sa vie, il sillonne l'Europe, malgré son attachement à la vie monastique, pour défendre l'Eglise. C'est ainsi que, envoyé par le Pape Eugène III, il prêchera la seconde croisade en 1146. Dans sa défense de l'Eglise, il veut aussi lutter pour sauvegarder l'orthodoxie catholique. C'est ainsi qu'il luttera par exemple contre l'hérésie cathare.

 

Son amour de Dieu et sa très grande dévotion à la sainte Vierge font de saint Bernard un défenseur ardent d'une religion du coeur plus que d'une religion qui comptabiliserait les actions bonnes ou mauvaises.

 

Parmi les grands points de sa spiritualité, on trouve la paix intérieure comme point majeur de sa vie monastique : rien ne doit perturber son rythme de prière. On trouve aussi une véritable volonté de cheminer vers Dieu. C'est ainsi qu'il écrit un traité "de l'Amour de Dieu" (à ne pas confondre avec le "Traité de l'Amour de Dieu" de saint François de Sales), dans lequel il décrit les états mystiques.

 

Il meurt en 1153, laissant de grandes traces, autant sur le plan spirituel (avec de nombreux écrits) que sur le plan monastique (à sa mort, on trouve 500 abbayes cistertiennes).

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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 00:00

Saint Pierre Damien (Ravenne 1007 - Faenza 1072) est docteur de l'Eglise.

Dernier enfant d'une famille pauvre, il parvient tout de même à faire de brillantes études et devient tout d'abord enseignant, rhéteur riche et prestigieux.

http://www.virgo-maria.org/images/pedro_damian01.jpgLa rencontre de deux ermites l'amène dans un petit ermitage fondé selon l'idéal de saint Romuald. Il s'y voue à la prière, à l'ascèse, à l'étude des Saintes Écritures, à la contemplation, à la prédication aussi. Son monastère lui demande d'être un maître en exégèse en même temps qu'il est un maître de la vie spirituelle. Il est Nommé prieur à Font-Avellane, ermiatge dédié à la Sainte Croix, où il s'intéressera au mystère chrétien par excellence et y consacrera une grande partie de son oeuvre. Il écrit : "nous devons toujours voir dans la Croix l'acte d'amour suprême de Dieu envers l'homme, source de son salut" 

Il est à cette même époque en relation avec les grands monastères de son époque, comme Cluny ou le Mont-Cassin, alors que l'Église connaît une période difficile où bien des clercs, prêtres et moines, mènent une vie débauchée, en tous cas relâchée. Il est  alors pour eux un exemple d'austérité, austérité que l'on qualifierait même aujourd'hui d'excessive.

En 1057, il est nommé cardinal-évêque d'Ostie et chargé de mission à Milan, Cluny, Francfort... Il soutient les papes dans leur action réformatrice, mais Léon IX est obligé de le tenir à l'écart à cause de bien des évêques. Plus tard, les papes suivants lui donneront d'importantes missions officielles de conciliation et de réform :

 

Il est envoyé comme légat à Milan (1059), en France (1063), à Florence (1063), puis en Germanie (1069). Après avoir remis de l’ordre dans le diocèse de Ravenne, Pierre Damien, terrassé par la fièvre, meurt au monastère Sainte-Marie-des-Anges, à Faenza, le 22 février 1072.

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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 19:38

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StAmbroise/ambroise.jpgCet avocat célèbre avait une si grande personnalité qu'il devint gouverneur de la province de Milan. Il découvre alors Jésus-Christ. Il n'est encore que catéchumène lorsque, de passage dans sa ville, il est élu évêque par acclamation du peuple. Il est alors immédiatement baptisé, ordonné prêtre, consacré évêque en peu de temps. Saint Ambroise est un véritable évêque, soucieux de la rectitude de la foi et de la paix sociale. Ses relations avec les empereurs successifs (qui favorisent tantôt les catholiques, tantôt les hérétiques ariens) sont mouvementées. En 390, l'empereur Théodose fait massacrer toute une partie de la population de Thessalonique pour arrêter des émeutes. Pour cette raison, saint Ambroise lui refusera l'accès de son église à Milan, exigeant qu'il se soumette d'abord à la pénitence publique de l'Église. L'empereur, subjugué, obéit et, après des mois de pénitence, Théodose ne communie plus dans le sanctuaire avec les prêtres (selon le privilège impérial), mais au milieu des laïcs.

Saint Augustin doit, en partie à saint Ambroise, sa conversion, car il épiait ses sermons en cachette, écoutait sa pensée, admirait la parole de ce grand orateur. Saint Ambroise avait un grand souci de belles liturgies. Il introduisit dans l'Église latine l'usage grec de chanter des hymnes qui étaient à la fois des prières, des actions de grâce et des résumés du dogme. Il en composa plusieurs que nous chantons encore aujourd'hui "Aeternae rerum conditor" - "Dieu créateur de toutes choses". 

Saint Ambroise tomba malade, un jour qu'il dictait à Paulin, son diacre, un commentaire sur le psaume LXIII ; un feu lui couvrit la tête en forme de petit bouclier, et de là entra dans sa bouche comme dans sa propre demeure. Alors son visage devint blanc comme la neige et demeura quelque temps dans cette beauté. Il ne put donc achever l'ouvrage qu'il dictait, et bientôt après il tomba malade. Le comte Stilicon qui était le plus puissant dans l'Empire, craignant que la mort d’Ambroise ne causât un notable préjudice à tout l'Occident, lui envoya plusieurs personnes d'honneur pour le porter à demander à Dieu la prolongation de sa vie ; mais il leur dit « Je n'ai pas vécu de telle sorte parmi vous, que j’aie honte de vivre davantage ; mais, d’ailleurs, je ne crains point de mourir, parce que nous avons affaire à un bon maître. » Quatre de ses diacres, s'entretenant dans un coin de sa chambre, pour savoir qui l'on pourrait élire évêque en sa place, vinrent à nommer saint Simplicien. Ils étaient si loin et ils parlaient si bas, qu’il ne pouvait pas les entendre ; cependant, Dieu lui révéla ce qu’ils disaient, et il s'écria : « Il est vieux, mais il est bon. » Simplicien était cet excellent prêtre qui avait été son conseil dhttp://livres-mystiques.com/partieTEXTES/StAmbroise/ambroise_milan.jpgurant tout le temps de son épiscopat, et il fut effectivement mis en sa place après son décès. Saint Bastien, évêque de Todi, le visitait quelquefois dans sa maladie, et un jour qu'il priait auprès de lui, il vit Notre-Seigneur descendre du ciel, s'approcher de son lit et lui faire beaucoup de caresses. Ensuite, la nuit du samedi saint, comme il priait secrètement, les bras étendus en forme de croix, saint Honorat, évêque de Verceil, qui logeait dans une chambre au-dessus de la sienne, entendit par trois fois une voix qui lui disait : « Lève-toi en diligence, il passera bientôt. » Honorat se leva et lui apporta 1e corps adorable de Jésus-Christ, qu'il reçut avec une profonde révérence, et incontinent après, son âme, munie d'un si excellent viatique, se détacha de la prison de son corps pour aller jouir de l'éternité bienheureuse (4 avril 397).

Son corps fut inhumé dans sa cathédrale avec l'honneur dû à la grandeur de ses mérites. Plusieurs eurent des visions qui marquaient la gloire qu'il possédait déjà dans le ciel. Surtout il y en eut qui virent une étoile rayonnante élevée au-dessus de son cercueil. Les démons n’en osaient approcher mais les possédés que l’on y traînait par force, étaient aussitôt délivrés.

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