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   Vous valez ce que vaut votre cœur.
Toute l'histoire de l'humanité est l'histoire du besoin d'aimer et d'être aimé    

St Jean-Paul II

 

 

Que Cherches-Tu ???

27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 00:00

Seigneur Jésus,

Toi le Verbe fait chair,

Toi la parole vivante

Tu es venu Te livrer pour nous

Tu es venu pour nous racheter

Et pour nous libérer du péché,

Tu T'es livré en rançon pour la multitude

 

Tu nous as sauvés

 

Oui, pour nous Tu as enduré

Les coups et les insultes

Pour nous Tu as versé Ton Sang

 

Ô Jésus,

 

Ouvres nos yeux, ouvres nos coeurs,

Afin que comme Toi nous soyons obéissants au Père

 

Ouvres nos yeux, ouvres nos coeurs,

Afin que nous reconnaissions combien Tu nous aime

 

Ouvres nos yeux, ouvres nos coeurs,

Afin que nous fassions rayonner Ton amour dans le monde entier

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 00:00

Seigneur notre Dieu,

 

Tu nous a créés à Ton image

Et à Ta ressemblance

 

Tu connais chacun de nous,

Nos noms sont inscrits dans la paume de Ta main,

Tu nous aimes d'un amour inexprimable

Tu es notre refuge et notre force

Tu es notre espérance et notre soutien

 

Et  pourtant,

Nous refusons souvent de mettre en Toi notre confiance

Et pourtant,

Nous voulons nous appuyer sur nos propres forces

Et pourtant,

Nous Te bafouons,

Nous Te renions,

Nous Te rejetons,

Nous ne reconnaissons pas

Que c'est à Toi que nous devons tout notre bien.

 

Ô Seigneur, aie pitié de nous,

Fais nous miséricorde

 

Seigneur pardonne-nous de T'oublier

Apprends-nous à nous oublier nous même,

Pour Te laisser toute la place

Et Te louer éternellement

 

Amen

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 00:00

Jésus,

Tu approches de Ta Passion

Mais Tu ne crieras pas

Mais Tu ne hausseras pas le ton.

 

Tu approches de Ta Passion,

Et Tu te laisseras faire

Pour porter chacun de nos péchés

 

Ô Seigneur,

Tu es notre Lumière

Tu es notre Salut

Tu es le Dieu qui nous sauve

 

Pardonne-nous de tant t'offenser,

Pardonne-nous de Te livrer ainsi aux bourreaux

 

Apprends-nous à Te rendre grâce en toutes choses

 

Apprends-nous,

A l'image de Marie, Ta Mère

A mettre toute notre confiance en Toi

 

Apprends-nous à être obéissants à Ton image

 

Seigneur nous voulons T'aimer toujours plus

Et sans cesse Te servir

 

Amen

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 00:00

Seigneur, Tu es le Roi de Gloire

Tu es Celui qui vient nous sauver.

Tu es Dieu fait homme.

 

Aujourd'hui, nous t'acclamons

Aujourd'hui, nous Te louons

Aujourd'hui, nous avons pour Toi cueilli des Rameaux

 

Mais Vendredi, c'est nous qui Te crucifierons

 

Tu es Dieu, mais Tu T'es dépouillé,

Tu es Dieu, mais Tu n'as revendiqué aucun honneur

Tu es Dieu, et nous T'avons crucifié

 

Seigneur, pardonne nous de ne pas T'aimer comme Tu nous aime

Ne permet pas que nous soyons séparés de Toi par nos péchés

Fais que nous T'aimions toujours plus,

Puis dispose de nous selon Ton entière volonté

 

Amen

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 15:00

Pour la semaine sainte, je vous propose, à partir de demain et jusqu'au lundi de Pâques, une prière par jour pour vivre pleinement cette fête !

 

Heureuse fête de Pâques à chacun et chacune d'entre vous

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 00:00

Le journal d'un curé de Campagne est un roman de Georges Bernanos, rédigé sous la forme d'un journal intime, ou plutôt d'un carnet de bord... je vous partage un passage que j'ai beaucoup aimé... pour lire le roman en entier en ligne, vous pouvez cliquer ici

 

– Et maintenant, a-t-il (le curé de Torcy, qui "supervise" notre curé de campagne) conclu d’une voix un peu plus rauque que de coutume, ne te monte pas l’imagination. Je n’ai qu’une parole, et je te la donne. Tu es un fameux petit prêtre quand même ! Sans vouloir médire de la pauvre morte, il faut avouer que… – Laissons cela ! dis-je. – À ton aise !

 

J’aurais bien voulu m’en aller, comme j’avais fait une heure plus tôt, dans la cabane du jardinier. Mais il était chez moi, je devais attendre son bon plaisir. Dieu soit loué ! Il a permis que le vieux maître ne me manquât pas, remplît encore une fois sa tâche. Son regard inquiet s’est brusquement raffermi, et j’ai entendu de nouveau la voix que je connais bien, forte, hardie, pleine d’une mystérieuse allégresse.

 

– Travaille, a-t-il dit, fais des petites choses, en attendant, au jour le jour. Applique-toi bien. Rappelle-toi l’écolier penché sur sa page d’écriture, et qui tire la langue. Voilà comment le bon Dieu souhaite nous voir, lorsqu’il nous abandonne à nos propres forces. Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix. C’est comme les fleurs des champs, vois-tu. On les croit sans parfum, et toutes ensemble, elles embaument. La prière des petites choses est innocente. Dans chaque petite chose, il y a un Ange. Est-ce que tu pries les Anges ? – Mon Dieu, oui, … bien sûr. – On ne prie pas assez les Anges. Ils font un peu peur aux théologiens, rapport à ces vieilles hérésies des églises d’Orient, une peur nerveuse, quoi ! Le monde est plein d’Anges. Et la Sainte Vierge, est-ce que tu pries la Sainte Vierge ? – Par exemple ! – On dit ça… Seulement la pries-tu comme il faut, la pries-tu bien ? Elle est notre mère, c’est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Ève. Mais elle est aussi sa fille. L’ancien monde, le douloureux monde, le monde d’avant la Grâce l’a bercée longtemps sur son cœur désolé – des siècles et des siècles – dans l’attente obscure, incompréhensible d’une virgo genitrix… Des siècles et des siècles, il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. Une petite fille, cette reine des Anges ! Et elle l’est restée, ne l’oublie pas ! Le Moyen Age avait bien compris ça, le Moyen Age a compris tout. Mais va donc empêcher les imbéciles de refaire à leur manière le « drame de l’Incarnation », comme ils disent ! Alors qu’ils croient devoir, pour le prestige, habiller en guignols de modestes juges de paix, ou coudre des galons sur la manche des contrôleurs de chemin de fer, ça leur ferait trop honte d’avouer aux incroyants que le seul, l’unique drame, le drame des drames, – car il n’y en a pas d’autre – s’est joué sans décors et sans passementeries. Pense donc ! Le Verbe s’est fait chair, et les journalistes de ce temps-là n’en ont rien su ! Alors que l’expérience de chaque jour leur apprend que les vraies grandeurs, même humaines, le génie, l’héroïsme, l’amour même – leur pauvre amour – pour les reconnaître, c’est le diable ! Tellement que quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, ils vont porter leurs fleurs de rhétorique au cimetière, ils ne se rendent qu’aux morts. La sainteté de Dieu ! La simplicité de Dieu, l’effrayante simplicité de Dieu qui a damné l’orgueil des Anges ! Oui, le démon a dû essayer de la regarder en face et l’immense torche flamboyante à la cime de la création s’est abîmée d’un seul coup dans la nuit. Le peuple juif avait la tête dure, sans quoi il aurait compris qu’un Dieu fait homme, réalisant la perfection de l’homme, risquait de passer inaperçu, qu’il fallait ouvrir l’œil. Et tiens, justement, cet épisode de l’entrée triomphale à Jérusalem, je le trouve si beau ! Notre-Seigneur a daigné goûter au triomphe comme au reste, comme à la mort, il n’a rien refusé de nos joies, il n’a refusé que le péché. Mais sa mort, dame ! il l’a soignée, rien n’y manque. Au lieu que son triomphe, c’est un triomphe pour enfants, tu ne trouves pas ? Une image d’Épinal, avec le petit de l’ânesse, les rameaux verts, et les gens de la campagne qui battent des mains. Une gentille parodie, un peu ironique, des magnificences impériales. Notre-Seigneur a l’air de sourire. – Notre-Seigneur sourit souvent – il nous dit : « Ne prenez pas ces sortes de choses trop au sérieux, mais enfin il y a des triomphes légitimes, ça n’est pas défendu de triompher, quand Jeanne d’Arc rentrera dans Orléans, sous les fleurs et les oriflammes, avec sa belle huque de drap d’or, je ne veux pas qu’elle puisse croire mal faire. Puisque vous y tenez tant, mes pauvres enfants, je l’ai sanctifié, votre triomphe, je l’ai béni, comme j’ai béni le vin de vos vignes. » Et pour les miracles, note bien, c’est la même chose. Il n’en fait pas plus qu’il ne faut. Les miracles, ce sont les images du livre, les belles images ! Mais remarque bien maintenant, petit : la Sainte Vierge n’a eu ni triomphe, ni miracles. Son fils n’a pas permis que la gloire humaine l’effleurât, même du plus fin bout de sa grande aile sauvage. Personne n’a vécu, n’a souffert, n’est mort aussi simplement et dans une ignorance aussi profonde de sa propre dignité, d’une dignité qui la met pourtant au-dessus des Anges. Car enfin, elle était née sans péché, quelle solitude étonnante ! Une source si pure, si limpide, si limpide et si pure, qu’elle ne pouvait même pas y voir refléter sa propre image, faite pour la seule joie du Père – ô solitude sacrée ! Les antiques démons familiers de l’homme, maîtres et serviteurs tout ensemble, les terribles patriarches qui ont guidé les premiers pas d’Adam au seuil du monde maudit, la Ruse et l’Orgueil, tu les vois qui regardent de loin cette créature miraculeuse placée hors de leur atteinte, invulnérable et désarmée. Certes, notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l’enfance émeut toujours ses entrailles, l’ignorance des petits lui fait baisser les yeux – ses yeux qui savent le bien et le mal, ses yeux qui ont vu tant de choses ! Mais ce n’est que l’ignorance après tout. La Vierge était l’Innocence. Rends-toi compte de ce que nous sommes pour elle, nous autres, la race humaine ? Oh ! naturellement, elle déteste le péché, mais enfin, elle n’a de lui nulle expérience, cette expérience qui n’a pas manqué aux plus grands saints, au saint d’Assise lui-même, tout séraphique qu’il est. Le regard de la Vierge est le seul regard vraiment enfantin, le seul vrai regard d’enfant qui se soit jamais levé sur notre honte et notre malheur. Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout à fait celui de l’indulgence – car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience amère – mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue, et bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain.

 

– Je vous remercie, lui dis-je. Je n’ai trouvé que ce mot-là. Et même je l’ai prononcé si froidement ! « Je vous prie de me bénir », ai-je repris sur le même ton. La vérité est que je luttais depuis dix minutes contre mon mal, mon affreux mal, qui n’avait jamais été plus pressant. Mon Dieu, la douleur serait encore supportable mais l’espèce de nausée qui l’accompagne maintenant abat tout à fait mon courage. Nous étions sur le seuil de la porte. « Tu es dans la peine, m’a-t-il répondu. C’est à toi de me bénir. » Et il a pris ma main dans la sienne, il l’a levée rapidement jusqu’à son front, et il est parti. C’est vrai qu’il commençait à venter dur, mais pour la première fois, je ne l’ai pas vu redresser sa haute taille, il marchait tout courbé.

...

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:08

 

Sacr--Coeur-de-J-sus.jpgEn ce temps de carême qui commence aujourd'hui, je viens vous annoncer une bonne nouvelle !

Dieu aime chacun de nous !

Tout d'abord, Dieu ne nous a pas créés pour nous aimer, mais c'est parce qu'Il nous aime qu'Il nous a créés. (cf st Augustin). Dieu nous aime depuis le commencement... mais lisez ce que dit saint François de Sales à ce sujet1 :

 

"Considérez l'amour éternel que Dieu vous a porté, car déjà avant que Notre Seigneur Jésus Christ en tant qu'homme souffrit en Croix pour vous, sa divine Majesté vous projetait en sa souveraine bonté et vous aimait extrêmement. Mais quand commença-t-il à vous aimer ? Il commença quand il commença à être Dieu. Et quand commença-il à être Dieu ? Jamais, car il l'a toujours été sans commencement et sans fin, et aussi il vous a toujours aimée des l'éternité, c'est pourquoi il vous préparait les grâces et faveurs qu'il vous a faites"2

 

Et mieux encore, Dieu nous a sauvés et veut que chacun de nous puisse profiter de Son Salut, nous laissant la totale liberté de l'accepter :

 

« Il voulut premièrement d'une vraie volonté qu'encore après le péché d'Adam tous les hommes fussent sauvés, mais en une façon et par un moyen convenables à la condition de leur nature douée du franc arbitre ; c'est-à-dire, il voulut le salut de tous ceux qui voudraient contribuer leur consentement aux grâces et faveurs qu'il leur préparerait, offrirait et départirait à cette intention.

Or, entre ces faveurs, il voulut que la vocation fût la première, et qu'elle fût tellement mêlée à notre liberté, que nous la pussions accepter ou rejeter à notre gré et; à ceux desquels il prévit qu'elle serait acceptée, il voulut fournir les sacrés mouvements de la pénitence ; et à ceux qui seconderaient ces mouvements, il disposa de donner la sainte charité ; et à ceux qui auraient la charité, il délibéra de donner les secours requis pour persévérer; et à ceux qui emploieraient ces divins secours, il résolut de leur donner la finale persévérance, et glorieuse félicite de son amour éternel.

Nous pouvons donc rendre raison de l'ordre des effets de la providence qui regarde notre salut, en descendant du premier jusques au dernier c'est-à-dire, depuis le fruit qui est la gloire, jusques à la racine de ce bel arbre qui est la rédemption du Sauveur; car la divine bonté donne la gloire ensuite des mérites, les mérites ensuite de la charité, la charité ensuite de la pénitence, la pénitence ensuite de l'obéissance à la vocation, l'obéissance à la vocation ensuite de la vocation, et la vocation ensuite de la rédemption du Sauveur sur laquelle est appuyée cette échelle mystique du grand Jacob3, tant du côté du ciel, puisqu'elle aboutit au sein amoureux de ce Père éternel, dans lequel il reçoit les élus en les glorifiant, comme aussi du côté de la terre, puisqu'elle est plantée sur le sein et le flanc percé du Sauveur, mort pour cette occasion sur le mont Calvaire.

Et que cette suite des effets de la providence ait été ainsi ordonnée avec la même dépendance qu'ils ont les uns des autres en l'éternelle volonté de Dieu, la sainte Église le témoigne quand elle fait la préface d'une de ses solennelles prières en cette- sorte : Ô Dieu éternel et tout-puissant, qui êtes le Seigneur des vivants et des morts, et qui usez de miséricorde envers tous ceux que vous prévoyez devoir être à l'avenir vôtres par foi et par œuvre ! comme si elle avouait que la gloire, qui est le comble et le fruit de la miséricorde divine envers les hommes, n'est destinée que pour ceux que la divine sapience a prévu qu'à l'avenir obéissants à la vocation, ils viendraient à la foi vive qui opère par la charité.

En somme, tous ces effets dépendent absolument de la rédemption du Sauveur, qui les a mérités pour nous, à toute rigueur de justice, par l'amoureuse obéissance qu'il a pratiquée jusques à la mort, et la mort de la croix ; laquelle est la racine de toutes les grâces que nous recevons, nous qui sommes greffes spirituels, entés sur sa tige. Que si, ayant été entés, nous demeurons en lui, nous porterons sans doute, par la vie de la grâce qu'il nous communiquera, le fruit de la gloire qui nous est préparée ; que si nous sommes comme jetons et greffes rompus sur cet arbre, c'est-à-dire, que par notre résistance nous rompions le progrès et l'entresuite des effets de sa débonnaireté, ce ne sera pas merveille si enfin on nous retranche du tout, et qu'on nous mette dans le feu éternel comme branches inutiles.

Dieu sans doute n'a préparé le paradis que pour ceux desquels il a prévu, qu'ils seraient siens. Soyons donc siens par foi et par œuvre, Théotime, et il sera nôtre par gloire. Or, il est en nous d'être siens; car bien que ce soit un don de Dieu d'être à Dieu, c'est toutefois un don que Dieu ne refuse jamais à personne, ains offre à tous pour le donner à ceux qui de bon cœur consentiront de le recevoir.

Mais voyez, je vous prie, Théotime, de quelle ardeur Dieu désire que nous soyons siens, puisque à cette intention il s'est rendu tout nôtre, nous donnant sa mort et sa vie: sa vie, afin que nous fussions exempts de l'éternelle mort; et sa mort, afin que nous pussions jouir de l'éternelle vie. Demeurons donc en paix, et servons Dieu pour être siens en cette vie mortelle, et encore plus en l'éternelle." 4

 

En conclusion, n'ayez pas peur (cf Mt 14, 27...) ! convertissez-vous et surtout laissez Dieu agir en vous !!!

 

Bonne marche vers Pâques !

 

 

1Toutes les citations de saint François de Sales données ici sont parfois arrangées par rapport au texte original. Les chiffres romains indiquent la partie du livre et les chiffres arabes indiquent le chapitre au sein de cette partie.

2Introduction à la Vie Dévote (IVD) V, 14

3Cf Gn 28, 10-22

4 Traité de l'Amour de Dieu (TAD), III, 5

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 16:22

Juste à la veille de la présentation de Jésus au Temple, je vous invite à aller lire ce qu'a dit le Pape durant le temps de Noël...

 

Le 2 janvier, Benoît XVI a choisi de méditer sur cette phrase "Il a été conçu du Saint Esprit" et sur le mystère de l'Incarnation. Il commence par annalyser brièvement ce que disent les Evangiles à propos de "l'origine" de Jésus, puis à partir du Credo de Nycée-Constantinople, il insiste sur le rôle essentiel du "Oui" de Marie et plus largement sur l'annonciation. Ainsi, explique-t-il, "De nos réflexion apparaît clairement , dès le début des Evangiles, quelle est la véritable origine de Jésus : Il est le Fils unique du Père, il vient de Dieu".


Le 9 janvier, le Pape poursuit sa méditation à partir cette fois de la phrase "Il s'est fait homme", et donc du célèbre prologue de l'évangile selon saint Jean. Il y propose quatre pistes de réflexion :

- "Le Verbe S'est fait chair" est une phrase, une vérité, que l'on a tellement l'habitude d'entendre et de lire que nous ne nous rendons plus vraiment compte de sa grandeur.

- La pensée du don est au coeur de l'Eucharistie. Dieu fait homme est un don gratuit qu'Il fait de Lui même à nous...

- L'Incarnation révèle l'immensitée, "le réalisme inouï de l'amour divin".

- Le début de l'Evangile de Saint Jean (Jn 1, 1)  fait une allusion très nette au récit de la Création (Gn 1, 1). Il faut donc lire le Nouveau Testament à la lumière de l'Ancien et vice vers ça ! cela souligne encore l'éternité de Dieu qui "s'est plongé dans la finitude humaine".

 

Je vous laisse aller lire ces deux merveilleux enseignements qui ne peuvent que nourrir nos méditations... et cela peut très bien servir de préface à l'entrée en Carême qui approche à très grands pas !!!

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:00

Le temps de l'Avent est bien fini... mais ce qu'a dit le Pape durant ses audiances est toujours d'actualité !!!

il y a eu trois audiances, le 5 décembre, le 12 décembre et le 19 décembre 2012. Et ces trois audiances étaient très complémentaires ! En effet, il aborde 3 points : La Révélation de Dieu, son inscription dans le temps et en conclusion l'importance de l'obéissance de Marie.

 

Le Pape explique que Dieu S'est révélé, que l'on peut voir Son action dans l'histoire du Salut (cf Ep 1, 3-14). Dieu nous a choisi avant la création du monde : on ne peut donc pas parler de hasard -cela me fait penser à une remarque de saint Augustin qui dit que ce n'est pas parce que Dieu nous créés qu'Il nous aime, mais que c'est parce qu'Il nous aime qu'Il nous a créés !!!-. (cf Rm 8, 14-17 ; Ga 4, 4-7). Et l'accomplissement de l'histoire du Salut, la récapitulation de tout l'Univers, se fait dans le Christ et dans Son incarnation ! Il explique enfin que nous ne pouvons pas comprendre pleinement le mystère de Dieu, mais seulement le recevoir et l'accueillir dans la foi (cf l'Encyclique du Bhx Jean Paul II, Fides et Ratio, §14).

 

Il explique ensuite (le mercredi suivant !) que cette révélation est inscrite dans le temps. D'ailleurs, Benoît XVI fait bien remarquer que la Bible est inscrite dans le temps, autant pour l'Ancien que pour le Nouveau Testament. Et l'histoire du Salut se réalise en Jésus : "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche" (Mc 1,15). La révélation traverse l'histoire et Jésus, Dieu fait homme, Verbe fait chair, en est le sommet, la plénitude.

Déjà dans l'Ancien Testament, Dieu intervient à plusieurs reprises pour l'Alliance avec Israël. Et cette Alliance n'est pas mise aux oubliettes mais reste au contraire gravée dans les mémoires et dans les coeurs (cf Dt 4, 9). L'exemple le plus marquant (et le plus marqué !) de cette mémoire, est celui de la Pâque juive (cf Ex 12, 1-14).

L'Evangile selon saint Luc montre au début et à la fin cet ancrage dans l'histoire avec d'une part le Magnificat (Lc 1, 46-55) et d'autre part les disciples d'Emmaüs (Lc 24, 13-35). Et cela montre combien l'accomplissement total de cette alliance est dans le Christ.

Ainsi, on ne peut pas dire que Dieu est absent dans nos vies, mais qu'au contraire Il vient à notre rencontre de manières différentes. Restons attentifs aux signes de Dieu, à l'exemple de Marie.

 

En effet, dans l'Avent (mais c'est encore valable maintenant, dans le temps ordinaire, et plus largement durant toute l'année liturgique, durant toute notre vie de chrétien !!!), Marie et son obéissance tiennent une place bien particulière.

Le Pape fait remarquer que le "kairé", le "réjouis-toi" de l'Ange Gabriel n'est pas une simple salutation mais a une signification profonde. Dans la version grecque de l'Ancien Testament, cette expression est toujours l'annonce d'une joie, et même souvent l'annonce prophétique du Messie (cf So 3, 14-17 ; Za 9, 9...). C'est l'appel à une joie profonde. Marie est la vraie Fille de Sion, appelée à se réjouir. En grec, ajoute le Pape, joie et grâce ont la même racine. Ainsi, la grâce est la source de la joie de Marie, elle est la source de la vraie joie ! La grâce est aussi une véritable relation avec Dieu, une écoute attentive de la Parole, de la volonté de Dieu. A l'Annonciation, Marie "entre dans un dialogue intime avec la Parole de Dieu qui lui a été annoncée". A son exemple, nous sommes appelés à écouter attentivement la Parole et à vivre un abandon à Dieu dans l'obéissance : " Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole." (Lc 1, 38). Avoir une véritable confiance, même dans nos doutes, avoir, à l'image de Marie, une humilité profonde et une foi obéissante.

 

"La toute-puissance de Dieu, même dans notre vie, agit avec la force, souvent silencieuse, de la vérité et de l’amour", conclut le pape. A nous de nous laisser faire !!!

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 16:00

Sur ce blog, l'idée n'est pas de parler politique, mais plutôt foi et théologie... or, l'éthique fait partie de la théologie...

Comme vous avez du suivre de près tout ce qui s'est passé lors de la manif pour tous, les débats quant au nombre de participants, les réactions des hommes poltiques... et ce qui se passe actuellement au parlement à ce sujet...

 

je vous propose deux textes d'Eglise pour voir l'actualité de ce côté :

 

Le premier concerne la conférence des évêques de France (CEF)

 

Le 16 janvier, les membres du Conseil permanent des évêques de France ont rendu public un communiqué officiel où ils appellent le gouvernement à être attentif au clivage qui pourrait naître dans la société française.

"Depuis de longs mois, nous avons alerté le gouvernement et l’opinion publique sur le risque de clivage profond que représentait, au sein de la société française, le projet de loi permettant le mariage et l’adoption pour les personnes de même sexe. Ce clivage est d’autant plus malvenu que notre pays connaît une période de fortes difficultés économiques et sociale s qui devrait, au contraire, amener les responsables politiques à rassembler le pays.
L’ampleur exceptionnelle de la manifestation du dimanche 13 janvier montre, s’il en était besoin, que cette alerte était fondée. Dans les trois cortèges convergeant vers le Champ de Mars, des gens de toutes les régions de France, jeunes ou plus âgés, en famille, avec leurs enfants ou seuls, de toutes opinions, de toutes religions ou sans religion, ont défilé avec conviction, dans la bonne humeur et sans agressivité à l’égard de quiconque. Dans cette grande diversité, la caractéristique commune était la reconnaissance de la famille, l’intérêt supérieur des enfants et le respect de la filiation.
Une majorité politique ne peut, sans dommage pour le bon fonctionnement démocratique, ignorer les réactions que suscite chez tant de nos compatriotes le projet d’une telle « réforme de civilisation ». La mission du politique est d’offrir le cadre d’une authentique réflexion sociale sur ces questions majeures que sont la transmission de la vie et la nature des liens humains. C’est pourquoi nous souhaitons, qu’à l’occasion du débat parlementaire, les élus et les politiques proposent des solutions et des formulations qui soient respectueuses du caractère hétérosexuel du mariage, de la filiation et des personnes homosexuelles.
Pour notre part, comme évêques, nous invitons les communautés catholiques, à poursuivre la réflexion sur ces enjeux fondamentaux.


Les membres du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France : Cardinal André VINGT-TROIS, archevêque de Paris, président de la CEF - Mgr Hippolyte SIMON, archevêque de Clermont, vice-président de la CEF - Mgr Laurent ULRICH, archevêque de Lille, vice-président de la CEF - Mgr Jacques BLAQUART, évêque d’Orléans - Mgr Jean-Claude BOULANGER, évêque de Bayeux et Lisieux - Mgr Jean-Pierre GRALLET, archevêque de Strasbourg - Mgr Hubert HERBRETEAU, évêque d’Agen - Mgr Jean-Paul JAEGER, évêque d’Arras - Mgr Jean-Paul JAMES, évêque de Nantes
(source)

 

 

La seconde s'est passée à Rome il y a une semaine :

Des jeunes prient pour la France et la famille place Saint Pierre

Le rosaire du Centro san Lorenzo

Comme chaque semaine, à l'initiative du Centro San Lorenzo de Rome, un groupe de jeunes s'est réuni ce vendredi 25 janvier 2013, place Saint-Pierre, pour porter devant la Vierge Marie les intentions de la famille et de la France.

Bravant un vent glacial, jeunes – et moins jeunes – ont médité ensemble le chapelet retransmis en direct sur Internet notamment par TelePace et webTV.

Lorsque quatre heures sonnaient à la cloche de Saint Pierre, ce sont les mots du cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence épiscopale française, prononcés le 12 janvier dernier, au sujet du projet de loi sur le « mariage pour tous », qui inaugurèrent ce temps de prière fraternelle. Dans ce court message, l’archevêque de Paris appelait à la prière pour « éclairer les consciences de nos élus » car, avait-il dit « nous croyons fermement que notre prière a une action concrète ».

Entourant la croix de JMJ, plusieurs nationalités étaient présentes. Certes, des Français de Rome participaient avec cœur à l'appel lancé par certains membre de l'épiscopat français et relayé par le comité « Tous en prière pour la famille ». Mais, nombreuses et diverses étaient les nationalités qui avaient répondu présent à cette mobilisation pour la famille.

Pour Carly, jeune anglaise responsable de la « Mission rosaire » du Centro San Lorenzo, « la famille est la fondation de nos sociétés, la base de la vie », aussi, selon elle, il est important de porter la prière de la famille « père-mère-enfant » au delà des frontières. Pour Aneta, étudiante slovaque à Rome, la prière des jeunes doit porter des « causes concrètes ». Mais, au-delà des questions de société qui agitent notre actualité, elle estime que « prier pour la famille, c'est aussi prier pour l'unité de la famille ». Pour ces jeunes, c'est avant tout l'universalité de l’Église dont ils ont fait l’expérience dans ce temps de prière : en dépit des différences, « nous sommes comme frère dans le Christ » affirmait une jeune fille portant fièrement les couleurs du Centro San Lorenzo.

Le Centro se trouve à deux pas de la Place Saint-Pierre, au fond de la Via Pfeiffer, une impasse qui débouche dans la fameuse Via della Conciliazione. Il a pour mission de constituer un espace dédié à la jeunesse. Géré par la Communauté de l'Emmanuel il est lié aux Journées Mondiales de la Jeunesse depuis que le Bienheureux pape lui a confié, en 1984, la Croix des JMJ destinée à parcourir le monde...

Des milliers de jeunes du monde entier s'y retrouvent chaque année. Tous ont cette soif d'approfondir leur relation avec Dieu. Une jeune nous confie qu'elle y est venue par hasard et n'y a trouvé que « paix et joie ». Pour Jean-Baptiste, séminariste participant à l'animation et aux diverses activités sacramentelles proposées, le Centro San Lorenzo est une « communauté de jeunes cherchant Dieu ensemble ». Enfin, pour Cécile, jeune française responsable de l'accueil des groupes, le Centro est un lieu vivant où chaque jeune doit se sentir accueilli... (source)


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