blog pour jeune cathos, fait par une jeune catho... les sujets abordés tournent autour de l'actualité et de la théologie... avec aussi des articles sur la musique chrétienne !
Sainte Jeanne Françoise Frémyot, baronne de Chantal, est née en 1572.
Orpheline de mère à l'âge de 18 mois, elle grandit avec son père et sa soeur ainée, Marguerite.
Son père est un homme catholique, fier de sa Foi et qui n'a pas peur de la défendre face au protestantisme très présent. A son image, Jeanne n'a aucune crainte à défendre sa Foi. C'est ainsi qu'à l'âge de 5 ans, alors que son père débat avec un protestant de la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie, elle prend la défense du Christ en rappelant que c'est Lui même qui a dit "Ceci est mon Corps" "Ceci est mon sang". Pour l'amadouer, la calmer un peu, le protestant lui offre des bonbons, qu'elle jette au feu en lui répondant " Voilà, monsieur, comment brûleront tous les hérétiques au feu d'enfer, parce qu'ils ne croient pas ce que Notre-Seigneur a dit ". De même, quelques années plus tard elle refusera d'épouser un prétendant parce qu'il n'est pas catholique, mais huguenot...
En 1592, son père lui présente un prétendant, catholique affermi dans sa foi, Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Elle l'épouse avec joie et ils auront ensemble 6 enfants, dont 2 morts-nés.
En 1601, Christophe meurt dans un accident de chasse, laissant Jeanne seule avec ses 4 enfants, Charlotte, la plus jeune, étant âgée de seulement 15 jours. En 1602, Jeanne doit aller habiter chez son beau père (sous peine de déshériter ses enfants), avec qui elle vit durant 7 ans et demi de souffrance, étant traitée comme les servantes de la maison.
Le 5 mars 1604, Jeanne de Chantal arrive à Dijon, où l'évêque de Genève prèche pour le Carême. En croisant son regard, elle reconnait cet évêque qu'elle avait vu dans un songe. A l'issue de la messe, saint François de Sales vient à sa rencontre, car il avait lui aussi révé cette rencontre.
Commence pour Jeanne un accompagnement spirituel "efficace", qui lui permettra de se relever malgré les débats intérieurs qui la tumultent et la tristesse qui l'habite depuis le décès de son époux.
Le 6 juin 1610 s'ouvrira le premier monastère de la Visitation, à Annecy. La vocation de l'ordre est de pratiquer la charité et la prière, dans l'humilité de ce beau Mystèr
e. En 1612 débutent quelques visites aux malades -pour pratiquer la charité aussi en dehors de "la Galerie", où les soeurs vivaient. Mais en 1615, à l'ouverture du monastère de Lyon, l'ordre devient cloitré car reconnu à Rome (suite au Concile de Trente, les ordres religieux féminins naissants devaient être nécessairement cloitrée. Si non, on parle de communautés, mais sans prononcer de voeux perpétuels).
Avec Saint François de Sales, elle fonde des monastères un peu partout en France, et continue après la mort de l'évêque de Genève, en 1622. Ce dernier la confie à saint Vincent de Paul, qui lui était un grand ami spirituel, pour sa direction spirituelle.
Elle meurt le 12 décembre 1641, en disant "Je m'en vais. Jésus, Jésus, Jésus !".
A sa mort, 87 monastères étaient déjà ouverts en France.