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   Vous valez ce que vaut votre cœur.
Toute l'histoire de l'humanité est l'histoire du besoin d'aimer et d'être aimé    

St Jean-Paul II

 

 

Que Cherches-Tu ???

22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 00:00

confession.jpg"Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ - c'est par grâce que vous êtes sauvés ! - avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus. Il a voulu par là démontrer dans les siècles à venir l'extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Car c'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des oeuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier. Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes oeuvres que Dieu a préparées d'avance pour que nous les pratiquions."

Ep 2, 4-10 (traduction Bible de Jérusalem)

 

Dieu seul sauve ! Il nous laisse dans une totale liberté de recevoir ce Salut et nous offre des moyens pour le recevoir. Ainsi, ce n'est pas l'acte en lui même qui nous sauve, mais c'est la foi que nous y mettons en croyant que, par cet acte proposé par Dieu à nous, s'accomplira Sa pleine miséricorde.
Ainsi en est-il pour le Sacrement de Réconciliation. En effet, c'est l'action de Dieu, à travers ce sacrement, qui est source de Salut. Mais si nous recevons ce sacrement par "obligation", ou par principe, ou pour faire comme les autres - sans reconnaitre que nous avons véritablement offensé le Seigneur et que, par ce sacrement qu'Il nous offre nous serons sauvé - alors l'action du Salut, la Volonté de Dieu de nous sauver, ne pourra pleinement s'accomplir.
Dieu est miséricordieux. Mais nous devons accueillir humblement Sa miséricorde, car si nous la refusons Dieu, qui nous laisse libre, ne forcera pas !!!Paray6.jpg
Cela est vrai aussi pour l'Eucharistie. Jésus est réellement présent dans l'hostie consacrée et, après avoir communié, Il est réellement présent en nous. Mais nous devons Le laisser agir, nous laisser transformer par Lui. Si nous Le refusons, ou si nous refusons de croire à Sa Présence Réelle, Dieu tentera de nous présenter la Vérité, de nous inviter à croire, mais Il ne nous l'imposera pas.

Dieu a tout préparé pour nous dans l'Éternité, et nous nous devons d'accueillir les grâces particulières qu'Il a prévues spécialement pour chacun de nous. Dans l'Éternité Dieu nous aimait, nous aime et nous aimera1. N'ayons pas peur de L'accueillir, de Le laisser nous transformer, d'accueillir Sa grâce, Sa bonté et Sa miséricorde sans limite !

 

 

1 Cf St François de Sales, Introduction à la Vie Dévote V, 14

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 00:00

 

En ce jour où nous fêtons la Croix Glorieuse, voici une petite méditation à propos de l'obéissance. C'est l'un des trois vœux prononcés par les religieux(ses) et les prêtres. Mais l'obéissance est un excellent moyen de parvenir à la sainteté, quelle que soit notre vocation ! D'ailleurs, le septième article de la loi scoute dit « le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié »...

 

Obéir...

Obéir par amour, même si l'on ne comprends pas toujours pourquoi.

Obéir non pas simplement pour obéir bêtement, mais au contraire pour accepter librement de répondre à un appel.

Car l'obéissance est la meilleure amie de la liberté. En effet, pour être libre, il faut obéir pleinement, jusqu'au bout aux règles que l'on s'est imposé pour atteindre le but que l'on souhaite et tout simplement pour découvrir le vrai bonheur. Quelqu'un qui désobéit n'atteint rien du tout, si ce n'est une impression de bonheur, une fausse liberté.

La meilleure preuve que l'obéissance et la liberté sont inséparables, c'est Jésus Lui même.

Jésus qui a accepté, par obéissance à Son Père et malgré les tentations, d'être bafoué, arrêté, enchainé, flagellé, couronné d'épines, crucifié. Jésus qui a été humilié. Jésus qui a souffert. Jésus dont le Cœur a été transpercé. Jésus qui est mort sur la Croix alors qu'Il était innocent, alors qu'Il est le Saint des saints. Oui, par cette obéissance folle, Jésus a montré Sa liberté. Et cette liberté n'est pas n'importe laquelle : grâce à cette obéissance libre et sans réserve, Jésus est ressuscité, ouvrant ainsi les portes de la Vie Éternelle à tous ceux qui Le suivent.

Alors, puisque liberté et obéissance sont inséparables, ceux qui veulent être libres doivent pleinement obéir. Les plus libres sont les plus obéissants car ils ne sont dépendants de rien, pas même de leur propre volonté. Ce n'est pas une obéissance passive : bien au contraire, elle engage tout l'être.

J'oserai même dire que les plus libres sont les religieux/ses cloîtré(e)s... par leur règles -précises sur de nombreux points, qu'ils respectent par obéissance, sans que cela ne leur plaise toujours -surtout au début- ils vivent dans cette liberté presque comparable à celle du Christ. Ils obéissent à leurs supérieurs même si parfois cela peut paraître (ou même être) injuste, en communion avec le Christ en Croix, vivant ainsi déjà un peu dans le Royaume. Les pieds sur terre et la tête dans le ciel...

 

« Il vaut mieux aimer l'obéissance que craindre la désobéissance »

St François de Sales

 

J'en profite pour vous inviter à (re-)lire l'extrait du livre de H.U. von Balthasar, la Foi du Christ

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:27

Je me mets un peu à cet art contemporain de la BD... bonne lecture

 

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image 

 

P.-S : Si vous voulez voir l'image en taille réelle, cliquez dessus !!!

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 00:00

Le journal d'un curé de Campagne est un roman de Georges Bernanos, rédigé sous la forme d'un journal intime, ou plutôt d'un carnet de bord... je vous partage un passage que j'ai beaucoup aimé... pour lire le roman en entier en ligne, vous pouvez cliquer ici

 

– Et maintenant, a-t-il (le curé de Torcy, qui "supervise" notre curé de campagne) conclu d’une voix un peu plus rauque que de coutume, ne te monte pas l’imagination. Je n’ai qu’une parole, et je te la donne. Tu es un fameux petit prêtre quand même ! Sans vouloir médire de la pauvre morte, il faut avouer que… – Laissons cela ! dis-je. – À ton aise !

 

J’aurais bien voulu m’en aller, comme j’avais fait une heure plus tôt, dans la cabane du jardinier. Mais il était chez moi, je devais attendre son bon plaisir. Dieu soit loué ! Il a permis que le vieux maître ne me manquât pas, remplît encore une fois sa tâche. Son regard inquiet s’est brusquement raffermi, et j’ai entendu de nouveau la voix que je connais bien, forte, hardie, pleine d’une mystérieuse allégresse.

 

– Travaille, a-t-il dit, fais des petites choses, en attendant, au jour le jour. Applique-toi bien. Rappelle-toi l’écolier penché sur sa page d’écriture, et qui tire la langue. Voilà comment le bon Dieu souhaite nous voir, lorsqu’il nous abandonne à nos propres forces. Les petites choses n’ont l’air de rien, mais elles donnent la paix. C’est comme les fleurs des champs, vois-tu. On les croit sans parfum, et toutes ensemble, elles embaument. La prière des petites choses est innocente. Dans chaque petite chose, il y a un Ange. Est-ce que tu pries les Anges ? – Mon Dieu, oui, … bien sûr. – On ne prie pas assez les Anges. Ils font un peu peur aux théologiens, rapport à ces vieilles hérésies des églises d’Orient, une peur nerveuse, quoi ! Le monde est plein d’Anges. Et la Sainte Vierge, est-ce que tu pries la Sainte Vierge ? – Par exemple ! – On dit ça… Seulement la pries-tu comme il faut, la pries-tu bien ? Elle est notre mère, c’est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Ève. Mais elle est aussi sa fille. L’ancien monde, le douloureux monde, le monde d’avant la Grâce l’a bercée longtemps sur son cœur désolé – des siècles et des siècles – dans l’attente obscure, incompréhensible d’une virgo genitrix… Des siècles et des siècles, il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. Une petite fille, cette reine des Anges ! Et elle l’est restée, ne l’oublie pas ! Le Moyen Age avait bien compris ça, le Moyen Age a compris tout. Mais va donc empêcher les imbéciles de refaire à leur manière le « drame de l’Incarnation », comme ils disent ! Alors qu’ils croient devoir, pour le prestige, habiller en guignols de modestes juges de paix, ou coudre des galons sur la manche des contrôleurs de chemin de fer, ça leur ferait trop honte d’avouer aux incroyants que le seul, l’unique drame, le drame des drames, – car il n’y en a pas d’autre – s’est joué sans décors et sans passementeries. Pense donc ! Le Verbe s’est fait chair, et les journalistes de ce temps-là n’en ont rien su ! Alors que l’expérience de chaque jour leur apprend que les vraies grandeurs, même humaines, le génie, l’héroïsme, l’amour même – leur pauvre amour – pour les reconnaître, c’est le diable ! Tellement que quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent, ils vont porter leurs fleurs de rhétorique au cimetière, ils ne se rendent qu’aux morts. La sainteté de Dieu ! La simplicité de Dieu, l’effrayante simplicité de Dieu qui a damné l’orgueil des Anges ! Oui, le démon a dû essayer de la regarder en face et l’immense torche flamboyante à la cime de la création s’est abîmée d’un seul coup dans la nuit. Le peuple juif avait la tête dure, sans quoi il aurait compris qu’un Dieu fait homme, réalisant la perfection de l’homme, risquait de passer inaperçu, qu’il fallait ouvrir l’œil. Et tiens, justement, cet épisode de l’entrée triomphale à Jérusalem, je le trouve si beau ! Notre-Seigneur a daigné goûter au triomphe comme au reste, comme à la mort, il n’a rien refusé de nos joies, il n’a refusé que le péché. Mais sa mort, dame ! il l’a soignée, rien n’y manque. Au lieu que son triomphe, c’est un triomphe pour enfants, tu ne trouves pas ? Une image d’Épinal, avec le petit de l’ânesse, les rameaux verts, et les gens de la campagne qui battent des mains. Une gentille parodie, un peu ironique, des magnificences impériales. Notre-Seigneur a l’air de sourire. – Notre-Seigneur sourit souvent – il nous dit : « Ne prenez pas ces sortes de choses trop au sérieux, mais enfin il y a des triomphes légitimes, ça n’est pas défendu de triompher, quand Jeanne d’Arc rentrera dans Orléans, sous les fleurs et les oriflammes, avec sa belle huque de drap d’or, je ne veux pas qu’elle puisse croire mal faire. Puisque vous y tenez tant, mes pauvres enfants, je l’ai sanctifié, votre triomphe, je l’ai béni, comme j’ai béni le vin de vos vignes. » Et pour les miracles, note bien, c’est la même chose. Il n’en fait pas plus qu’il ne faut. Les miracles, ce sont les images du livre, les belles images ! Mais remarque bien maintenant, petit : la Sainte Vierge n’a eu ni triomphe, ni miracles. Son fils n’a pas permis que la gloire humaine l’effleurât, même du plus fin bout de sa grande aile sauvage. Personne n’a vécu, n’a souffert, n’est mort aussi simplement et dans une ignorance aussi profonde de sa propre dignité, d’une dignité qui la met pourtant au-dessus des Anges. Car enfin, elle était née sans péché, quelle solitude étonnante ! Une source si pure, si limpide, si limpide et si pure, qu’elle ne pouvait même pas y voir refléter sa propre image, faite pour la seule joie du Père – ô solitude sacrée ! Les antiques démons familiers de l’homme, maîtres et serviteurs tout ensemble, les terribles patriarches qui ont guidé les premiers pas d’Adam au seuil du monde maudit, la Ruse et l’Orgueil, tu les vois qui regardent de loin cette créature miraculeuse placée hors de leur atteinte, invulnérable et désarmée. Certes, notre pauvre espèce ne vaut pas cher, mais l’enfance émeut toujours ses entrailles, l’ignorance des petits lui fait baisser les yeux – ses yeux qui savent le bien et le mal, ses yeux qui ont vu tant de choses ! Mais ce n’est que l’ignorance après tout. La Vierge était l’Innocence. Rends-toi compte de ce que nous sommes pour elle, nous autres, la race humaine ? Oh ! naturellement, elle déteste le péché, mais enfin, elle n’a de lui nulle expérience, cette expérience qui n’a pas manqué aux plus grands saints, au saint d’Assise lui-même, tout séraphique qu’il est. Le regard de la Vierge est le seul regard vraiment enfantin, le seul vrai regard d’enfant qui se soit jamais levé sur notre honte et notre malheur. Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout à fait celui de l’indulgence – car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience amère – mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché, plus jeune que la race dont elle est issue, et bien que Mère par la grâce, Mère des grâces, la cadette du genre humain.

 

– Je vous remercie, lui dis-je. Je n’ai trouvé que ce mot-là. Et même je l’ai prononcé si froidement ! « Je vous prie de me bénir », ai-je repris sur le même ton. La vérité est que je luttais depuis dix minutes contre mon mal, mon affreux mal, qui n’avait jamais été plus pressant. Mon Dieu, la douleur serait encore supportable mais l’espèce de nausée qui l’accompagne maintenant abat tout à fait mon courage. Nous étions sur le seuil de la porte. « Tu es dans la peine, m’a-t-il répondu. C’est à toi de me bénir. » Et il a pris ma main dans la sienne, il l’a levée rapidement jusqu’à son front, et il est parti. C’est vrai qu’il commençait à venter dur, mais pour la première fois, je ne l’ai pas vu redresser sa haute taille, il marchait tout courbé.

...

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:08

 

Sacr--Coeur-de-J-sus.jpgEn ce temps de carême qui commence aujourd'hui, je viens vous annoncer une bonne nouvelle !

Dieu aime chacun de nous !

Tout d'abord, Dieu ne nous a pas créés pour nous aimer, mais c'est parce qu'Il nous aime qu'Il nous a créés. (cf st Augustin). Dieu nous aime depuis le commencement... mais lisez ce que dit saint François de Sales à ce sujet1 :

 

"Considérez l'amour éternel que Dieu vous a porté, car déjà avant que Notre Seigneur Jésus Christ en tant qu'homme souffrit en Croix pour vous, sa divine Majesté vous projetait en sa souveraine bonté et vous aimait extrêmement. Mais quand commença-t-il à vous aimer ? Il commença quand il commença à être Dieu. Et quand commença-il à être Dieu ? Jamais, car il l'a toujours été sans commencement et sans fin, et aussi il vous a toujours aimée des l'éternité, c'est pourquoi il vous préparait les grâces et faveurs qu'il vous a faites"2

 

Et mieux encore, Dieu nous a sauvés et veut que chacun de nous puisse profiter de Son Salut, nous laissant la totale liberté de l'accepter :

 

« Il voulut premièrement d'une vraie volonté qu'encore après le péché d'Adam tous les hommes fussent sauvés, mais en une façon et par un moyen convenables à la condition de leur nature douée du franc arbitre ; c'est-à-dire, il voulut le salut de tous ceux qui voudraient contribuer leur consentement aux grâces et faveurs qu'il leur préparerait, offrirait et départirait à cette intention.

Or, entre ces faveurs, il voulut que la vocation fût la première, et qu'elle fût tellement mêlée à notre liberté, que nous la pussions accepter ou rejeter à notre gré et; à ceux desquels il prévit qu'elle serait acceptée, il voulut fournir les sacrés mouvements de la pénitence ; et à ceux qui seconderaient ces mouvements, il disposa de donner la sainte charité ; et à ceux qui auraient la charité, il délibéra de donner les secours requis pour persévérer; et à ceux qui emploieraient ces divins secours, il résolut de leur donner la finale persévérance, et glorieuse félicite de son amour éternel.

Nous pouvons donc rendre raison de l'ordre des effets de la providence qui regarde notre salut, en descendant du premier jusques au dernier c'est-à-dire, depuis le fruit qui est la gloire, jusques à la racine de ce bel arbre qui est la rédemption du Sauveur; car la divine bonté donne la gloire ensuite des mérites, les mérites ensuite de la charité, la charité ensuite de la pénitence, la pénitence ensuite de l'obéissance à la vocation, l'obéissance à la vocation ensuite de la vocation, et la vocation ensuite de la rédemption du Sauveur sur laquelle est appuyée cette échelle mystique du grand Jacob3, tant du côté du ciel, puisqu'elle aboutit au sein amoureux de ce Père éternel, dans lequel il reçoit les élus en les glorifiant, comme aussi du côté de la terre, puisqu'elle est plantée sur le sein et le flanc percé du Sauveur, mort pour cette occasion sur le mont Calvaire.

Et que cette suite des effets de la providence ait été ainsi ordonnée avec la même dépendance qu'ils ont les uns des autres en l'éternelle volonté de Dieu, la sainte Église le témoigne quand elle fait la préface d'une de ses solennelles prières en cette- sorte : Ô Dieu éternel et tout-puissant, qui êtes le Seigneur des vivants et des morts, et qui usez de miséricorde envers tous ceux que vous prévoyez devoir être à l'avenir vôtres par foi et par œuvre ! comme si elle avouait que la gloire, qui est le comble et le fruit de la miséricorde divine envers les hommes, n'est destinée que pour ceux que la divine sapience a prévu qu'à l'avenir obéissants à la vocation, ils viendraient à la foi vive qui opère par la charité.

En somme, tous ces effets dépendent absolument de la rédemption du Sauveur, qui les a mérités pour nous, à toute rigueur de justice, par l'amoureuse obéissance qu'il a pratiquée jusques à la mort, et la mort de la croix ; laquelle est la racine de toutes les grâces que nous recevons, nous qui sommes greffes spirituels, entés sur sa tige. Que si, ayant été entés, nous demeurons en lui, nous porterons sans doute, par la vie de la grâce qu'il nous communiquera, le fruit de la gloire qui nous est préparée ; que si nous sommes comme jetons et greffes rompus sur cet arbre, c'est-à-dire, que par notre résistance nous rompions le progrès et l'entresuite des effets de sa débonnaireté, ce ne sera pas merveille si enfin on nous retranche du tout, et qu'on nous mette dans le feu éternel comme branches inutiles.

Dieu sans doute n'a préparé le paradis que pour ceux desquels il a prévu, qu'ils seraient siens. Soyons donc siens par foi et par œuvre, Théotime, et il sera nôtre par gloire. Or, il est en nous d'être siens; car bien que ce soit un don de Dieu d'être à Dieu, c'est toutefois un don que Dieu ne refuse jamais à personne, ains offre à tous pour le donner à ceux qui de bon cœur consentiront de le recevoir.

Mais voyez, je vous prie, Théotime, de quelle ardeur Dieu désire que nous soyons siens, puisque à cette intention il s'est rendu tout nôtre, nous donnant sa mort et sa vie: sa vie, afin que nous fussions exempts de l'éternelle mort; et sa mort, afin que nous pussions jouir de l'éternelle vie. Demeurons donc en paix, et servons Dieu pour être siens en cette vie mortelle, et encore plus en l'éternelle." 4

 

En conclusion, n'ayez pas peur (cf Mt 14, 27...) ! convertissez-vous et surtout laissez Dieu agir en vous !!!

 

Bonne marche vers Pâques !

 

 

1Toutes les citations de saint François de Sales données ici sont parfois arrangées par rapport au texte original. Les chiffres romains indiquent la partie du livre et les chiffres arabes indiquent le chapitre au sein de cette partie.

2Introduction à la Vie Dévote (IVD) V, 14

3Cf Gn 28, 10-22

4 Traité de l'Amour de Dieu (TAD), III, 5

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 13:45

http://www.editions-beatitudes.com/images/30/v_book_9782840243823.jpg

 

 

Ce livre est un recueil de témoignages de prêtres des quatre coins du monde...

Le titre est inspiré de Lc 10, 17, évoquant les 72 disciples de Jésus qui "revinrent tout joyeux" de leur mission...

 

 

voici une vidéo où l'auteur du livre répond à trois questions...

 

 

 

je vous souhaite, avec ce livre, une bonne lecture !

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:00

 

Voici un extrait de La Foi du Christ, de Hans Urs von Balthasar.

http://images.gibertjoseph.com/media/catalog/product/cache/1/image/250x250/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/i/788/9782204049788_1_75.jpg

 

"Obéir, pour nous les hommes, c'est premièrement  faire la volonté du Créateur, en nous risquant dans la liberté, en nous construisant et en nous réalisant.

Obéir, pour nous, c'est deuxièmement faire la volonté du Fils et chercher d'abord

 

en tout le Royaume de Dieu.

 

Mais cela veut dire, à l'image du Fils, sans équivoque et sans hésitation possible, aimer. Aimer le Père, vers lequel le Fils, qui Lui doit toutes choses, marche à travers toutes choses. Aimer le monde et les hommes nos frèresCoeur-de-J-sus.jpg que Dieu a tant aimés qu'Il a livré pour eux Son Fils unique.

Aimer, c'est à dire servir sans revenir sur soi, donner la préférence au bien du prochain, donner sans arrière pensée. Ce geste là va au delà de tous les calculs du progrès, de la technique et même de la juste répartition des biens. Il englobe tout cela et le bâtit sur l'absolu, sans fond qu'on puisse atteindre et sans fondement possible, qu'il est lui-même. Seul l'amour l'amour littéralement sans fon

 

d et sans fondement est capable d'avoir fondé le monde, en cet amour seul le monde  rencontrera Dieu qui aime sans fond ; et cette rencontre alors sera la fin des temps."

 

H.U. von Balthasar, la Foi du Christ, édition du Cerf 1994, p.234-235oici un extrait de La Foi du Christ, de Hans Urs von Balthasar.

 

 

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 17:36

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http://c1.ac-images.myspacecdn.com/images02/147/l_7b9ac696310b4ec38bd4145694e48c20.jpg

 

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/143/l_77207a5cd2c94f54b153918493678b91.jpg

 

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/150/l_f9d25bad258642438d689fc3f698289d.jpg

 

http://c3.ac-images.myspacecdn.com/images02/143/l_7a7af347e48f48868594f05c59b81912.jpg

 

Petite remarque... quand il demande à Dieu de lui couper sa croix, ce n'est pas Dieu qui le fait, c'est lui qui le fait, tout seul, comme s'il demandait juste pour avoir bonne conscience...

Autre remarque, il ne pense pas à demander de l'aide à Dieu, il lui demande juste de couper la croix... il pourrait, par exemple, demander à Dieu s'Il pourrait porter la croix avec lui...

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 00:48

http://www.editionsducerf.fr/html/livre/couverture/5/couv5574g_200.jpgJe voudrais te conseiller un livre...
Si tu veux connaitre quelques grands théologiens, tu peux lire Au pays de la Théologie de Marcel Neusch et Bruno Chenu, aux éditions du centurion.

Ce livre présente les théologiens du XXème siècle (ainsi que, pour introduire, Irénée de Lyon, Saint Augustin, Saint Thomas d'Aquin et Martin Luther) de manière bien construite. En effet, chaque théologien a un chapitre qui lui est consacré. Il y est tout d'abord présenté par une brève biographie, puis vient une explication de sa théologie, de ce qu'il a apporté à l'évolution de cette science. Chaque chapitre se termine par une ou plusieurs citations tirées des écrits du théologien en question.

Ce livre permet d'avoir une apperçue globale de l'évolution de la théologie au XXème siècle. Le lecteur peut ainsi choisir de découvrir un peu plus tel ou tel théologien, s'il souhaitait en découvrir un sans trop savoir lequel choisir. Ce livre permet aussi de se rendre compte de la richesse du XXème siècle quand à l'évolution de la théologie !

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